Trump à Clinton : "Si j'étais président, vous seriez en prison"

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Organisée sous la forme d'une assemblée publique à l'université de Washington de St. Louis à moins d'un mois de l'élection du 8 novembre, ce deuxième face-à-face télévisé était vital pour Trump.
Le candidat républicain s'est efforcé dimanche d'éteindre la vive polémique provoquée par la publication vendredi d'un enregistrement où on l'entend proférer des propos obscènes à l'égard de femmes. Après s'être une nouvelle fois excusé, le candidat républicain a essayé de minorer l'affaire en qualifiant ses propos de "conversation de vestiaire". Puis il a cherché à détourner l'attention par une contre-attaque, en rappelant à sa rivale démocrate les écarts de conduite de son époux, Bill Clinton.
La publication par le Washington Post de cette conversation enregistrée en 2005, quelques mois après le mariage de Donald Trump avec Melania, sa troisième femme, a conduit une vingtaine de personnalités politiques du Grand Old Party (GOP) à se détourner de lui, voire à appeler à un retrait de sa candidature. Cela, alors que les courbes des intentions de vote s'écartent de nouveau depuis trois semaines à l'avantage de la démocrate - qui dispose d'une avance de 4,6 points selon la dernière moyenne des sondages réalisée par le site Real Clear Politics.
Lors de ce deuxième débat passablement sous tension, le candidat républicain à la Maison-Blanche a continué ses attaques tous azimuts en dénonçant les "mensonges à répétition" de sa rivale démocrate. Notamment, ceux en rapport avec son utilisation d'une messagerie privée lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine, entre 2009 et 2013. Et pour conclure, il a carrément menacé de la faire jeter en prison par son [futur] ministre de la Justice s'il était élu président.
La vive polémique suscitée par la publication de ces vidéos a conforté le sentiment des marchés financiers américains que sa rivale Hillary Clinton va remporter le scrutin du 8 novembre.
L'hypothèse de la victoire de Clinton est plutôt considérée comme une bonne chose pour les marchés actions étant donné que l'ancienne secrétaire d'Etat incarne une continuité par rapport à la politique menée par Barack Obama, l'actuel occupant de la Maison blanche.
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En revanche, une éventuelle victoire de Donald Trump, avec sa volonté de remettre en cause bon nombre de traités commerciaux et d'alliances militaires, est vue par les investisseurs comme un saut dans l'inconnu.
A l'appui de ce scénario donnant la victoire au camp démocrate, le peso mexicain, considéré comme le "thermomètre Trump", progressait de plus 1,4% et les futures sur l'indice S&P 500 sont en hausse de 0,3%.
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Le prochain et dernier débat avant l'élection aura lieu le 19 octobre.
(Avec Reuters)
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