Droits de douane : la tech, le luxe et l'automobile fortement chahutés en bourse
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Les bourses s'affolent et les secteurs les plus mondialisés encaissent le coup.
KAI PFAFFENBACH
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Les bourses s'affolent et les secteurs les plus mondialisés encaissent le coup.
KAI PFAFFENBACH
C'est la dégringolade pour les bourses européennes qui baissent le rideau sur un jour noir. Paris signe sa pire chute depuis deux ans, en clôturant à -3,31%. Francfort a perdu 3,01%, Milan 3,60% et Londres 1,55%. Les marchés réagissent aux annonces douanières de Donald Trump du mercredi 2 avril taxant les produits importés : 20% pour l'UE, 34% pour la Chine (désormais à 54% de droits de douane), 46% pour le Vietnam, 32% pour Taïwan.
Les valeurs des entreprises de nouvelles technologies, de l'aéronautique, de l'automobile ou encore du luxe, ont largement terminé dans le rouge. Des géants comme LVMH, Dassault Systèmes et Airbus clôturent respectivement à -5,6%, -4,6%, et -2,9%. Et pour cause, ces secteurs, fortement liés aux échanges internationaux, sont parmi les plus vulnérables face à ces nouvelles taxes douanières.
Depuis l'ouverture des marchés, les traders du monde entier vendent les titres des secteurs des nouvelles technologies, de l'aéronautique, de l'automobile et du luxe. Ces marchandises seront particulièrement affectées par les nouveaux droits de douane imposés à l'entrée du marché américain : le 5 avril pour la taxe généralisée de 10 % sur les produits et le 9 avril pour les droits de douane majorés.
En Europe, les 20 % de droits de douane imposés ciblent les exportateurs de produits dépendants de chaînes d'approvisionnement globalisées.
Après avoir été les moteurs de la Bourse de Paris, les géants français du luxe étaient tous dans le rouge à la fermeture de la bourse :
Avec ses fleurons français du secteur, la France a exporté pour 4,5 milliards d'euros de biens liés au luxe aux États-Unis en 2024.
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Mais le secteur du luxe se veut rassurant et pragmatique. Mi-février, lors de la présentation des résultats annuels, le gérant du groupe de luxe Hermès, Axel Dumas, relativisait : « La maison a presque 190 ans, on en a connu des droits de douane. » Conscient que sa clientèle, souvent aisée, sera capable de suivre l'augmentation répercutée des prix, il ajoute : « Si les droits de douane augmentent, on va augmenter nos prix pour compenser. »