Wall Street s'effondre : Trump, le grand illusionniste
Guillaume Renouard
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Le S&P 500 a baissé de 5,4 % depuis la prise de fonction du président, après des années de hausse quasi ininterrompues.
Reuters
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Le S&P 500 a baissé de 5,4 % depuis la prise de fonction du président, après des années de hausse quasi ininterrompues.
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Lors de son discours d'investiture, Trump a promis un nouvel « âge d'or » pour l'Amérique. Quelque soixante-dix jours plus tard, ce rêve a du plomb dans l'aile.
Les marchés, en particulier, expriment de sérieux doutes sur la politique économique de l'administration Trump 2.0. Le S&P 500 a baissé de 5,4 % depuis la prise de fonction du président, après des années de hausse quasi ininterrompues. Le Nasdaq, lui, a perdu plus de 7 % sur la même période.
Sur le front économique, les Américains semblent, eux auss,i avoir perdu leur optimisme. Le Conference Board, un cabinet d'intelligence économique américain, rapporte ainsi que la confiance des consommateurs a baissé en mars pour le quatrième mois consécutif, tombant à son plus bas depuis janvier 2021, au cœur de la pandémie.
Un autre sondage très suivi aux États-Unis, réalisé par l'université du Michigan, relève également une baisse de la confiance en mars, due aux incertitudes des consommateurs face à la politique économique de leur pays et à la crainte d'un retour de l'inflation.
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Cette inquiétude se traduit directement en magasin. Les ventes au détail ont baissé de 1,2 % d'un mois sur l'autre en janvier : si le premier mois de l'année est toujours plus calme que le précédent après les fêtes de Noël, il s'agit du plus fort déclin constaté d'un mois sur l'autre depuis deux ans. En février, les ventes n'ont rebondi que de 0,2 %, en dessous du 0,6 % que donnaient les estimations des économistes. La plupart des organismes ont par conséquent révisé leurs prédictions de croissance à la baisse pour 2025 : S&P Global Ratings ne table plus que sur 1,5 %, contre 1,9 % précédemment, et Goldman Sachs sur 1,7 % (contre 2,2 %).
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