Le cas Clinton n'aura pas servi d'avertissement. L'imprudence est toujours de mise à la Maison-Blanche, où certains continuent d'utiliser leur messagerie personnelle. Résultat, une centaine d'e-mails d'un membre du staff de la présidence américaine ont été publiés mercredi. Ces fuites révèlent des informations confidentielles concernant le vice-président Joe Biden, Hillary Clinton et Michelle Obama.
Datant de février 2015 à juillet dernier, ces e-mails sont issus de la boîte Gmail privée d'un membre du Parti démocrate, Ian Mellul. Ce dernier travaillait alors comme freelance pour la Maison-Blanche, et coordonnait la sécurité de la première dame et du vice-président lors de leurs déplacements officiels. Le site de hackers DC Leaks, à l'origine de la fuite, est également responsable de la publication récente des e-mails de l'ex-secrétaire d'État Colin Powell, et du milliardaire Georges Soros.
Ces fuites montrent que l'ex-prestataire de la Maison-Blanche gérait des dossiers extrêmement délicats via sa boîte mail personnelle. Les documents mis en ligne par DC Leaks rendent désormais publics :
De même, les hackers ont également diffusé une image numérisée du passeport de la première dame, Michelle Obama. L'authenticité de l'image n'a pas pu être vérifiée, précise le New York Times.
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Cette affaire n'est pas sans rappeler la polémique autour des e-mails d'Hillary Clinton. La candidate à la Maison-Blanche s'était fait épingler par le département d'Etat pour avoir utilisé son adresse mail personnelle dans le cadre de ses fonctions de secrétaire d'Etat (entre 2009 et 2013), ce que proscrit la loi fédérale sur l'archivage des données.
Si aucun n'élément n'indique que le serveur d'Hillary Clinton a été piraté, la candidate du Parti démocrate à la présidence des États-Unis s'est vu reprocher ce manque de prudence de la part de ses opposants. Les républicains, Donald Trump en première ligne, lui reprochent d'avoir mis en danger la sécurité national en ne passant pas par les serveurs officiels sécurisés. Ils l'accusent également de vouloir cacher des informations.
Cependant, rien n'indique pour l'instant que Ian Mellul a fait une faute en utilisant son propre compte. Il n'est pas exclu que l'administration ne lui ait pas formulé d'obligations à ce sujet. Or, bien que les serveurs de Google affichent un niveau de sécurité satisfaisant, cela ne signifie pas qu'ils sont inviolables. En 2014, des hackers ont publié un grand nombre de données personnelles sur un forum russe, dont près de 5 millions d'identifiants et mots de passe Gmail.
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Enfin, quand l'erreur ne provient pas de la machine, elle est bien souvent humaine. Dans son rapport 2015, l'informaticien américain Cisco note que les cybercriminels "comptent sur [les utilisateurs et les équipes informatiques] pour installer des logiciels malveillants" ou pour "exploiter des lacunes de sécurité".
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