Elon Musk, le facteur X de Donald Trump ?
Marin Paulay
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Cap Canaveral, le 30 mai 2020, après le lancement de la fusée Falcon 9.
© LTD / REUTERS/Jonathan Ernst
Marin Paulay
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Cap Canaveral, le 30 mai 2020, après le lancement de la fusée Falcon 9.
© LTD / REUTERS/Jonathan Ernst
C'est la rencontre de deux épouvantails de l'Amérique. Lundi, Donald Trump va accorder une interview à Elon Musk sur le réseau social X, propriété du milliardaire. Si cet entretien signe le retour du candidat républicain sur la plateforme dont il a été suspendu après l'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021, il montre surtout que l'entrepreneur met un peu plus son réseau social au service du populiste. « X est devenu un endroit sûr pour ses supporters car la modération est désormais presque inexistante et les discours haineux ou complotistes ne sont plus supprimés », analyse Kate FitzGerald, de l'université de technologie du Queensland en Australie. Et Elon Musk, récemment converti au trupisme, alimente lui-même les tensions sur sa propre plateforme.
À lire également
Il multiplie les attaques en tout genre à l'endroit de Kamala Harris, qu'il qualifie régulièrement de communiste, et utilise tous les moyens pour la discréditer. Le 26 juillet, il partageait avec ses 193 millions d'abonnés une fausse vidéo de la candidate démocrate, générée à l'aide d'une intelligence artificielle. Au-delà de cette aversion nouvelle pour les démocrates, qu'il avait pourtant soutenus aux présidentielles de 2016 et 2020, Elon Musk reprend à son compte les concepts, parfois complotistes, propres à la galaxie Maga, contraction du slogan trumpiste « Make America Great Again ». Il s'est par exemple désolé récemment d'avoir « perdu » sa fille, Vivian Jenna Wilson, « tué[e] par le virus de la culture woke » après sa transition de genre il y a quatre ans.
Marin Paulay