En 2015, un nouveau-né sur huit est venu au monde dans une zone de conflit

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Les enfants nés en zone de guerre sont particulièrement exposés à des carences dans leur développement affectif et cognitif, rappelle l'Unicef.
Les enfants nés en zone de guerre sont particulièrement exposés à des carences dans leur développement affectif et cognitif, rappelle l'Unicef. (Crédits : REUTERS/Andreea Campeanu)
Les naissances intervenues dans ces régions ont été de 16,6 millions cette année, relève le Fonds des Nations unies pour l'enfance dans son dernier bilan.

Un nouvel indice de la complication de la situation géopolitique a été rendu public par l'Unicef mercredi 17 décembre. Le nombre d'enfants nés dans des zones de conflit s'est accru en 2015, pour atteindre une naissance sur huit  soit, au total 16,6 millions, a révélé le Fonds des Nations unies pour l'enfance.

Par rapport à l'année précédente, leur nombre a progressé de plus de 125.000 naissances.

Souvent pas d'accès aux soins lors de l'accouchement

"Toutes les deux secondes, un nouveau-né pousse son premier cri en plein conflit, souvent dans des circonstances terrifiantes et sans accès aux soins", souligne Anthony Lake, le directeur général de l'Unicef.

"Trop d'enfants commencent aujourd'hui leurs vies en situation extrême, un conflit, une catastrophe naturelle, la pauvreté, la maladie ou la malnutrition. Peut-il y avoir un pire départ dans la vie ?", observe-t-il dans le rapport.

Nombre d'enfants issus du viol de leur mère

La mortalité avant l'âge de cinq ans est plus élevée pour ces enfants que pour les autres. Au-delà des risques immédiats encourus par exemple lorsqu'une mère fuit des combats avec ses enfants ou qu'une femme enceinte accouche sans assistance médicale, les enfants nés en zone de guerre sont particulièrement exposés à des carences dans leur développement affectif et cognitif.

Un nombre significatif d'entre eux peuvent aussi être issus du viol de leur mère, avec des conséquences dramatiques (abandon à la naissance, rejet par les membres de leur famille). "Il y a même des cas où des femmes ont tenté de tuer leurs enfants à la naissance", ajoute Debra DeLaet, qui enseigne la science politique à la Drake University de Des Moines, dans l'Iowa.

Globalement, l'Unicef rappelle que les enfants représentent la moitié des personnes vivant dans une pauvreté extrême bien qu'ils ne représentent qu'un tiers environ de la population mondiale.

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Commentaires
a écrit le 17/12/2015 à 14:33 :
Si on compte aussi les guerres au sein de la famille comme zones de conflit, ça fait bien plus d'un sur huit :-))
a écrit le 17/12/2015 à 11:53 :
Les pays concernés feraient bien de limiter les naissances... On va revenir aux politiques malthusiennes.
Réponse de le 17/12/2015 à 13:46 :
De quelles autorités étatiques parlez-vous ? Quittez votre cocoon et faites a minima l’analyses des causes, votre opinion paraitra moins surréaliste !! Nous parlons ici de de Zones de Non Droit ou les nouvelles formes de violence font surface. Les adolescentes au sein d’un conflit subissent des violences sexuelles telles que le viol utilisé comme arme de guerre. Il peut y avoir une recrudescence des mariages précoces, que les parents voient comme une façon de garder leur fille en sécurité dans une période trouble. 120 millions de filles à travers le monde – un peu plus d'une sur dix – a été violée ou agressée sexuellement à l'âge de 20 ans. Harcèlement, viol, exploitation sexuelle et économique, abus et mariages forcés… les filles, contraintes par le chantage et les intimidations, sont fréquemment victimes de violence sous ces diverses formes. Elles se sentent rarement protégées des violences, que ce soit à la maison, dans les communautés ou à l'école Chaque année, plus de 15 millions de filles sont mariées de force – parfois dès l’âge de 8 ans –, ce qui représente 1 fille sur 3 mariée avant ses 18 ans dans les pays en développement. Chaque année, de plus en plus de personnes sont touchées par des catastrophes naturelles ou des conflits. Aujourd’hui, 9 catastrophes sur 10 touchent les pays en développement, et les filles et leur accès à l’éducation en sont encore une fois les premières victimes. Dans ces situations d’urgence, les écoles ferment, et la pauvreté accrue des familles pousse les parents à marier leur fille et/ou à les envoyer travailler, voire à se prostituer« Nous ne savons pas comment éviter une grossesse. Personne ne nous en parle », « Les filles sont comme les servantes des garçons et des hommes. Leurs problèmes ne comptent pas » Voila ce qu'elles nous disent....62 millions de filles sont privées d’éducation dans le monde 1 fille sur 3 est victime de mariage forcé avant ses 18 ans 116 millions de filles sont exploitées dans le monde

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