Iran : ce que prédit le FMI avec la prochaine levée des sanctions

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Les perspectives pour 2016-2017 sont meilleures en raison de la perspective de levée des sanctions économiques, note le FMI dans sa revue annuelle du pays.
"Les perspectives pour 2016-2017 sont meilleures en raison de la perspective de levée des sanctions économiques", note le FMI dans sa revue annuelle du pays. (Crédits : © Stringer . / Reuters)
L'institution financière de Washington prévoit une croissance autour de zéro en 2015-2016 contre 3% en 2014-2015. Toutefois, la levée des sanctions internationales devrait permettre un redémarrage de l'économie en 2016.

Si Téhéran redevient fréquentable, son économie va continuer de souffrir jusqu'à la levée des sanctions et la reprise des exportations pétrolières à plein régime, a estimé lundi 21 décembre le Fonds monétaire international dans sa revue annuelle du pays.

"Le fort déclin des prix du pétrole, la situation financière difficile des entreprises et des banques et les retards dans les investissements des particuliers et des entreprises dans l'attente de la levée des sanctions ont sensiblement ralenti l'activité économique" depuis l'an dernier, souligne le FMI.

En conséquence, la croissance devrait passer de 3% en 2014/2015 à quasiment autour de zéro (de -0,5 à +0,5%) sur la période 2015-16. L'inflation se situant autour de 14%.

 Redémarrage après la levée des sanctions internationales

L'institution financière estime que "les perspectives pour 2016-2017 sont meilleures en raison de la perspective de levée des sanctions économiques. Une production pétrolière plus importante, des coûts plus faibles pour les transactions commerciales et financières et un accès rétabli aux avoirs à l'étranger devraient porter la croissance du PIB à environ 4,5-5,5%".

L'augmentation de la production pétrolière liée à la reprise des exportations devrait soutenir l'ensemble de l'économie et les efforts de rigueur budgétaire des autorités devraient permettre de ramener l'inflation à moins de 10%.

Le FMI conseille toutefois aux autorités iraniennes d'appliquer avec circonspection le récent paquet de mesures de relance et de formaliser des objectifs en terme d'inflation pour la période 2016-2017.

L'institution se félicite toutefois des mesures annoncées par le gouvernement iranien pour unifier le marché des changes d'ici septembre 2016 et l'encourage à mettre rapidement fin au système à taux multiples et aux restrictions du marché des changes.

>>>ALLER PLUS LOIN : le rapport annuel du FMI sur l'Iran, 21 décembre 2015, en anglais

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Commentaires
a écrit le 22/12/2015 à 22:37 :
La confiance des citoyens en les banques ne règne pas et encore moins en le FMI : ces entités ne sont que des sources de mauvaises nouvelles, de découragement..Idem en les partis politiques droite et gauche...
C'est un peu compréhensible, car depuis 1974 la vie économique va mal ! Le social n'est pas au beau fixe... beaucoup de déceptions... un avenir moins que rose...
Il est même question de l’économie du partage… Le partage de la pauvreté ?
L’économie était florissante pendant les Trente glorieuses (1945-1974) en France, car l’état français empruntait à taux presque zéro à la banque de France : la banque nationale était au service du pays , et tout allait bien !
Un plan sournois de fragilisation économique du pays a débuté avec un président de la république juste après la mort du général de Gaulle, président qui lui succéda, et qui était issu d’une banque internationale bien connue ; il a préparé le terrain, puis décéda, laissant à son successeur (toujours vivant et fanfaron) le soin de parachever son travail ; il a fait emprunter l’État français pour la première fois sur les marchés financiers en 1974 : le pays ne s’en ai jamais remis, et ne s’en remettra jamais s’il ne revient pas au système monétaire et financier en cours avant 1970 !

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