Nucléaire: l'AIEA referme le dossier iranien

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C'était une condition sine qua non à la levée des sanctions internationales contre Téhéran. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a formellement refermé, mardi 15 décembre, le dossier concernant la dimension militaire passée du programme nucléaire iranien, une étape cruciale en vue de la mise en œuvre de l'accord nucléaire conclu en juillet.
Une résolution adoptée par l'exécutif de l'agence, lequel compte 35 pays, a pris acte mardi du fait que l'enquête de l'AIEA avait été menée "selon le calendrier convenu", ce qui "met fin à l'examen de ce sujet" par l'agence. Pour rappel, cette étape était prévue par la feuille de route adoptée en juillet dans le cadre de négociations entre Téhéran et les grandes puissances pour solder le dossier nucléaire iranien.
La fermeture officielle de l'enquête doit désormais permettre à Téhéran d'achever la mise en œuvre des mesures préliminaires à l'application de l'accord conclu le 14 juillet à Vienne avec les grandes puissances, attendue pour le début de l'année prochaine. L'Iran doit notamment modifier son réacteur à eau lourde d'Arak, envoyer à l'étranger la majeure partie de son stock d'uranium enrichi et achever de démonter des milliers de centrifugeuses.
Les investigations de l'AIEA ont toutefois confirmé que l'Iran avait bel et bien mené avant 2003 une série de travaux pour se doter de l'arme atomique, malgré les démentis de la République islamique.
L'enquête, dont les conclusions avaient été rendues publiques le 2 décembre, avait toutefois relevé qu'aucune indication "crédible" ne suggérait la poursuite de telles activités depuis 2009.
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Les activités suspectes, dont certaines s'étaient poursuivies après 2003, n'avaient "pas dépassé le stade d'études de faisabilité et scientifiques, et l'acquisition de certaines compétences et capacités techniques", selon les experts de l'AIEA.
Les Etats-Unis avaient fait savoir en octobre que les conclusions de l'AIEA n'entraveraient pas la mise en oeuvre de l'accord conclu par l'Iran et les grandes puissances le 14 juillet à Vienne. Cet accord prévoit une levée des sanctions frappant l'Iran, en échange d'une limitation des capacités nucléaires de ce pays.
Après de longues années, puis 17 jours de négociations intensives, Téhéran et les grandes puissances avaient conclu le 14 juillet, à Vienne, un accord historique destiné à garantir la nature strictement pacifique du programme nucléaire iranien, en échange de cette levée des sanctions internationales.
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