Eruption volcanique en Islande : le spectre du chaos de l'éruption massive de 2010 ressurgit
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Selon les experts, l'éruption du volcan Fagradalsfjall serait imminente (Photo d'illustration).
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Selon les experts, l'éruption du volcan Fagradalsfjall serait imminente (Photo d'illustration).
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la péninsule de Reykjanes, dans le sud-ouest de l'
Islande. Ses 4.000 habitantsvivent dans la crainte d'une éruption imminente du volcan Fagradalsfjall. Et pour cause, plusieurs centaines de petits séismes ont été enregistrés ces derniers jours. Or les répercussions pourraient être lourdes, y compris pour le secteur aérien.
Très concrètement, les secousses ont été provoquées par une accumulation massive de magma dans une fissure longue de 15 kilomètres, située entre 2 à 5 km sous terre.
La pression du magma souterrain a fait gonfler le sol de plusieurs rues de Grindavik, éventrant la chaussée et fissurant des immeubles de la ville.Face au danger grandissant, samedi dernier, les autorités islandaises ont pris la décision d'évacuer les habitants de Grindavik et ont déclaré l'état d'urgence.
« Le magma se trouve maintenant à une très faible profondeur, nous nous attendons donc à une éruption d'ici quelques heures au plus tôt, mais au moins d'ici quelques jours », a-t-il ajouté. Le scénario le plus probable serait l'ouverture d'une fissure dans le sol près de Grindavik. Malgré tous ces signes, les experts n'excluent pas que le phénomène s'atténue au fil des rouges, voire disparaisse.
de gaz dans les airs. Avec des répercussions sur les espèces naturelles, les parcelles agricoles du pays et le trafic aérien.
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De quoi réveiller les craintes du secteur aérien. L'épisode actuel entre en résonance avec l'incident d'avril 2010 qui avait vu une éruption massive d'un autre volcan islandais, l'Eyjafjallajökull, dans le sud de l'île. Ce phénomène extrême avait paralysé le trafic aérien mondial, entraînant l'annulation de 100.000 vols environ et laissant plus de 10 millions de voyageurs sur la paille.
volcanologue à l'Université britannique de Leicester
. Comme dans le scénario évoqué en 2023, l'interaction avec l'eau avait créé des particules de cendres plus fines, qui ont ensuite dérivé à travers l'Europe.Les trois dernières éruptions volcaniques survenues en Islande - en 2021, 2022 et l'été dernier - ont toutes eu lieu près du mont Fagradalsfjall dans la péninsule de Reykjanes, où la lave sommeillait depuis huit siècles. Mais elles se sont produites dans des zones quasiment inhabitées.
Trente-deux systèmes volcaniques sont considérés comme actifs dans ce pays de feu et de glace, région la plus volcanique d'Europe. La grande île de l'Atlantique-nord se situe à cheval sur la dorsale médio-atlantique, une fissure du plancher océanique qui sépare les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine. Le déplacement de ces plaques est en partie responsable de l'intense activité volcanique. La plupart des volcanologues estiment que ce nouveau cycle d'activité intense pourrait durer plusieurs décennies, voire plusieurs siècles.
La petite ville portuaire de Grindavik est située à environ 40 kilomètres au sud-ouest de Reykjavik, la capitale de l'Islande. Elle est proche de la centrale géothermique de Svartsengi, principal fournisseur d'électricité et d'eau pour 30.000 habitants de la péninsule de Reykjanes. Grindavik se trouve également à proximité de la station thermale géothermique Blue Lagoon, une destination touristique populaire qui a fermé temporairement en début de semaine, par mesure de précaution.
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Autre menace non-négligeable : les gaz toxiques libérés par la future éruption. En 1783, la désastreuse éruption du Laki, dans le sud de l'Islande, avait décimé le bétail de l'île et provoqué une famine généralisée.
(Avec AFP)
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