Etats-Unis : Elon Musk intègre l'équipe de Donald Trump
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Né le 28 juin 1971 en Afrique du Sud d'un père ingénieur et d'une Canadienne mannequin, Elon Musk est devenu la figure la plus controversée du néo-capitalisme.
Carlos Barria
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Né le 28 juin 1971 en Afrique du Sud d'un père ingénieur et d'une Canadienne mannequin, Elon Musk est devenu la figure la plus controversée du néo-capitalisme.
Carlos Barria
[Article publié le mercredi 13 novembre 2024 à 07h43 et mis à jour à 13h11] La nomination n'est pas vraiment une surprise. Comme Donald Trump l'avait laissé entendre lors de sa campagne victorieuse, le patron de Tesla et du réseau social X va bien faire son entrée dans le nouveau gouvernement. Le républicain a annoncé qu'il comptait nommer Elon Musk, conjointement avec l'homme d'affaires républicain Vivek Ramaswamy, au département de « l'efficacité gouvernementale », créé sur-mesure pour le milliardaire. Sa mission ? « Envoyer des ondes de choc dans le système » en dérégulant à tout va et en faisant des coupes drastiques dans le budget fédéral.
Le ministre français de la Fonction publique, Guillaume Kasbarian, a félicité mercredi Elon Musk sur X. « Félicitations pour avoir accepté ce super défi @elonmusk ! J'ai hâte de partager avec vous les meilleures pratiques pour lutter contre l'excès de bureaucratie, réduire la paperasse, et repenser les organisations publiques pour améliorer l'efficacité des agents publics », a-t-il commenté.
Interrogée lors du compte-rendu du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a nié toute « convergence » entre Donald Trump et le gouvernement français. « Il n'y a pas de surinterprétation à faire, mon collègue Guillaume est extrêmement mobilisé depuis des années sur la nécessité de simplifier et de débureaucratiser l'administration française. Il a félicité son homologue et ça s'arrête là », a-t-elle dit.
Dans le détail, cette nomination constitue un poste temporaire. « Les travaux s'achèveront au plus tard le 4 juillet 2026. Un gouvernement plus petit, plus efficace et moins bureaucratique sera le cadeau parfait à offrir à l'Amérique à l'occasion du 250e anniversaire de la déclaration d'indépendance », a déclaré Donald Trump.
Le DOGE (Department of Government Efficiency) opérera « en dehors du gouvernement fédéral », a précisé le président républicain. En clair, pas de création d'un nouveau ministère, qui nécessite un vote du Sénat. « Il n'est pas prévu que Musk devienne un employé officiel du gouvernement, ce qui l'obligerait probablement à se séparer de son empire industriel », nuancent ainsi nos confrères du Wall Street Journal. Le nom « DOGE » est aussi un clin d'œil à la cryptomonnaie fétiche d'Elon Musk, le Dogecoin, un jeton numérique incarné par un chien japonais.
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Né le 28 juin 1971 en Afrique du Sud d'un père ingénieur et d'une Canadienne mannequin, Elon Musk, naturalisé américain, est devenu la figure la plus controversée du néocapitalisme. Divorcé trois fois, il est père de dix enfants, dont un décédé à 10 semaines. L'une d'entre eux, une fille transgenre, a déposé une demande officielle pour changer de nom de famille en même temps que de genre afin de couper tout lien avec son père.
Il s'est jeté à corps perdu dans la campagne de Donald Trump dans les dernières semaines. Les images du multimilliardaire bondissant sur scène pendant un meeting du républicain en Pennsylvanie ont fait le tour du monde.
Son comité de soutien a organisé une loterie offrant quotidiennement un million de dollars à des électeurs inscrits dans les Etats-clés qui acceptaient de signer une pétition conservatrice en faveur de la liberté d'expression et du droit à porter des armes. Il a investi plus de 100 millions de dollars dans la campagne du président élu, et a utilisé son réseau social, sur lequel il publie sans discontinuer, comme une caisse de résonance. Sa ligne libertarienne, ouvertement masculiniste, et ses critiques virulentes de l'immigration, l'ont rendu de plus en plus populaire dans la droite américaine. Jusqu'à séduire, donc, Donald Trump, qui l'a qualifié de « super génie » dans son discours de victoire.
Autre nomination qui détonne, celle de Pete Hegseth, un ancien major de l'armée américaine et actuel présentateur sur Fox News, la chaîne préférée des conservateurs aux Etats-Unis. Donald Trump a annoncé mardi qu'il comptait en faire son ministre de la Défense. « Avec Pete à la barre, les ennemis de l'Amérique sont prévenus - nos forces armées connaîtront à nouveau la grandeur et l'Amérique ne reculera jamais », a déclaré le président élu dans un communiqué. Si sa nomination est confirmée par le Sénat, Pete Hegseth prendra à 44 ans la tête des forces armées les plus puissantes de la planète. En tant que membre de la Garde nationale américaine, cet officier d'infanterie a été déployé en Irak et en Afghanistan où il a obtenu deux prestigieuses médailles Bronze star, selon son site officiel. Il a rejoint Fox News en tant que consultant en 2014 et coanime aujourd'hui l'émission populaire Fox and Friends le week-end. Il est aussi présentateur sur le service de streaming de la chaîne, Fox Nation.
Pete Hegseth est l'auteur de plusieurs essais, dont l'un intitulé « The War on Warriors » qui, selon le communiqué de Donald Trump, « révèle la trahison par la gauche de nos guerriers et comment nous devons faire revenir nos forces armées à la méritocratie, à la létalité, à la responsabilité et à l'excellence ». Selon la presse américaine, le présentateur était pressenti lors du premier mandat de Donald Trump pour obtenir le portefeuille des Anciens combattants, mais n'avait finalement pas été retenu. En choisissant les « faucons » Marco Rubio et Mike Waltz pour façonner sa politique étrangère, Donald Trump a déjà posé les bases d'une position américaine offensive, notamment face à la Chine, tout en se laissant la possibilité de jouer sa carte secrète : conclure des accords inattendus.
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Le nouveau président a aussi annoncé mardi qu'il comptait nommer la gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem, comme ministre de la Sécurité intérieure, un portefeuille qui comprend notamment les douanes et les gardes-frontières. Alliée fidèle du président élu, « elle travaillera de près » avec Tom Homan, qui s'est vu confier le dossier brûlant du contrôle de l'immigration. Par ailleurs, Donald Trump a annoncé mardi son intention de nommer l'ancien élu John Ratcliffe à la tête de la CIA. « Ce sera un défenseur intrépide des droits constitutionnels de tous les Américains », a affirmé le président élu dans un communiqué.
(Avec AFP)
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