Le casting de Trump se précise : les hommes (et femmes) du président
Guillaume Renouard, à Washington.
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Donald Trump envisage de nommer Marco Rubio comme chef de la diplomatie.
Jonathan Drake
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Donald Trump envisage de nommer Marco Rubio comme chef de la diplomatie.
Jonathan Drake
[Article initialement publié le mardi 12 novembre 2024 à 06h37 et mis à jour le mercredi 13 novembre 2024 à 10h19] Peu d'analystes contestent l'impact significatif que Donald Trump a eu et continue d'avoir sur le paysage politique américain. Par certains aspects, de sa politique migratoire restrictive à son tournant protectionniste, en passant par ses invectives, le premier mandat du républicain a constitué une rupture majeure par rapport aux administrations républicaines précédentes.
Sur d'autres points, en dépit de sa rhétorique antisystème, Trump a aussi été un président conventionnel. Malgré ses discours populistes, la législation phare de son premier mandat est une baisse d'impôt sur les particuliers et les entreprises, qui a surtout bénéficié aux plus riches, une marotte du Parti républicain. Si Trump avait fait une campagne isolationniste, et s'il n'a effectivement déclenché aucune guerre, il s'est aussi montré plus interventionniste que prévu, livrant pour la première fois des armes létales à l'Ukraine, bombardant par deux fois la Syrie, signant un accord d'armement avec la Pologne qui a provoqué la fureur de Moscou, et assassinant le général iranien Qassem Soleimani.
Un décalage dû au fait que Trump, qui ne s'attendait pas à gagner en 2016, a été contraint dans l'urgence de recourir à des cadres dans la ligne du Parti républicain traditionnel. Or, si les États-Unis ont un système présidentiel, où l'hôte de la Maison-Blanche possède d'importants pouvoirs, la branche exécutive du gouvernement repose également beaucoup sur l'entourage de celui-ci. Le rôle de ses experts compétents s'est beaucoup accentué au cours des dernières décennies, selon la politologue américaine Lara Brown.
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« Après les scandales qui ont émaillé les mandats de Lyndon Johnson et Richard Nixon, (...), le public américain a perdu confiance envers ce type d'expert de la politique fédérale. Il lui préfère désormais, de Carter à Reagan, en passant par Bill Clinton et jusqu'à Trump, des "amateurs", extérieurs à ce système politique vu comme corrompu. Une fois au pouvoir, ces gens doivent s'appuyer sur des consultants pour tracer leur chemin au sein de l'administration fédérale », a-t-elle expliqué dans une récente interview accordée à France Culture.
Guillaume Renouard, à Washington.