Etats-Unis : Harris veut faciliter la création de petites entreprises
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Kamala Harris doit débattre avec son rival Donald Trump le 10 septembre.
Marco Bello
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Kamala Harris doit débattre avec son rival Donald Trump le 10 septembre.
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Nouvelle promesse forte de la candidate démocrate à la présidentielle américaine, en cas de victoire. Kamala Harris se donnera pour objectif 25 millions de nouvelles petites entreprises créées en quatre ans. Pour y parvenir, la candidate démocrate à la Maison Blanche propose, selon un responsable de son équipe de campagne, de multiplier par dix le crédit d'impôt à la création de petites entreprises en le portant de 5.000 à 50.000 dollars.
Cela permettrait de couvrir le coût moyen de création d'une petite entreprise, estimé aujourd'hui à 40.000 dollars aux Etats-Unis, selon la même source. La vice-présidente doit détailler cette proposition lors d'un déplacement ce mercredi dans le New Hampshire.
« La ''camarade'' Kamala Harris voit bien qu'elle a des problèmes dans le New Hampshire parce que les démocrates ont manqué de respect » à cet Etat, a répliqué Donald Trump, le candidat républicain, sur sa plateforme Truth Social. Il fait référence à une décision d'arbitrage électoral de Joe Biden.
Le président et ancien candidat avait contesté la tradition voulant que le New Hampshire soit le premier Etat en lice lors de la primaire démocrate. Le New Hampshire est généralement considéré comme une terre bleue, la couleur des démocrates : il vote majoritairement pour le candidat de ce parti à la présidentielle depuis 20 ans.
La candidate avait dévoilé récemment un premier pan de son programme économique, consacré au pouvoir d'achat des familles avec notamment un crédit d'impôt à la naissance, et des mesures d'encadrement du prix des médicaments. Son rival lui avait alors reproché d'avoir un programme « communiste ».
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Lors d'un discours le 23 août à Chicago, où elle a accepté l'investiture du Parti démocrate en vue de l'élection présidentielle, la vice-présidente avait aussi dit qu'elle allait créer une économie « où chacun a la possibilité d'être compétitif et de réussir, que vous viviez dans une zone rurale, une petite ou une grande ville ».
La vice-présidente, qui doit débattre avec Donald Trump le 10 septembre, se présente ainsi comme la candidate des classes moyennes face à un adversaire milliardaire accusé de choyer les riches et les multinationales. Un positionnement qui porte ses fruits.
Dans un sondage de l'université de Suffolk publié mardi par USA Today, la démocrate récolte 48% des intentions de vote à l'échelle nationale, contre 43% à son rival. L'enquête d'opinion note en particulier un changement spectaculaire de tendance chez les électeurs à petits revenus (moins de 20.000 dollars par an), avec 58% d'intentions de vote pour la candidate démocrate, contre 35% pour le républicain. Lors du précédent sondage du même type en juin, Joe Biden qui était alors candidat, accusait un retard de trois points sur Donald Trump auprès de cet électorat.
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Donald Trump a de nouveau plaidé non coupable dans le cadre des poursuites fédérales pour tentatives illicites d'inverser les résultats de l'élection de 2020, selon un document déposé mardi par les avocats de l'ex-président américain.
Il avait déjà plaidé non coupable en août 2023 à la suite de l'acte d'accusation initial publié par le procureur spécial Jack Smith. Mais, le 27 août, ce dernier a publié un acte d'accusation révisé, afin de tenir compte de l'arrêt inédit de la Cour suprême du 1er juillet, reconnaissant une large immunité pénale au président des Etats-Unis, qui reprend toutefois les mêmes lourdes charges.
Donald Trump reste donc inculpé de « complot contre les institutions américaines » et « d'atteinte au droit de vote » des électeurs pour ses pressions sur les autorités locales de plusieurs Etats clé afin d'invalider les résultats officiels du scrutin remporté par le démocrate Joe Biden.
(Avec AFP)
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