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ÉconomiePrésidentielle américaine 2024

Trump accepte finalement un débat avec Harris le 10 septembre

latribune.fr

Publié le 28 août 2024 à 09:10 - Mis à jour le 28 août 2024 à 09:10

« Pourquoi est-ce que je débattrais contre Kamala Harris sur cette chaîne? », avait écrit dimanche l'ancien président sur Truth Social.

« Pourquoi est-ce que je débattrais contre Kamala Harris sur cette chaîne? », avait écrit dimanche l'ancien président sur Truth Social.

Reuters

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Deux jours après avoir menacé de ne pas participer, Donald Trump a annoncé être « parvenu à un accord » pour que le débat télévisé puisse se tenir. Le 10 septembre, il sera face à son adversaire démocrate à l'élection présidentielle, Kamala Harris. Une confrontation qui doit avoir lieu sur la chaîne ABC.

Revirement de situation. Mardi, Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social être « parvenu à un accord » pour que puisse se tenir le débat télévisé très attendu du 10 septembre face à son adversaire démocrate à l'élection présidentielle Kamala Harris, sur la chaîne ABC. Pourtant, deux jours plus tôt, il avait menacé de ne pas y participer. L'équipe de l'actuelle vice-présidente des Etats-Unis n'a toutefois pas confirmé que l'événement aurait bien lieu.

A noter aussi : mardi, sur Truth Social, le républicain a par ailleurs affirmé que la démocrate avait refusé la tenue d'un débat le 4 septembre sur Fox News, la chaîne préférée des conservateurs, mais que ce rendez-vous restait possible si Kamala Harris « changeait d'avis ».

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Concernant le débat du 10 septembre, s'il a lieu, il devrait se tenir dans les mêmes conditions que la confrontation organisée le 27 juin sur CNN entre Donald Trump et le candidat d'alors, le président démocrate Joe Biden, explique le Républicain. Aucun public n'était alors présent en studio et le microphone des deux candidats était coupé lorsque leur concurrent s'exprimait. L'ex-président a déclaré qu'ABC l'avait assuré que le débat, organisé à Philadelphie, serait « juste et équitable ».

Conflit autour des micros

Lors des discussions autour de ce débat, l'équipe de campagne de Kamala Harris avait fait pression pour que les micros des candidats restent allumés tout au long du programme. Mais entre temps, l'organisation a réagi en accusant le milliardaire d'avoir changé les règles du jeu et est restée évasive quant à l'acceptation des termes du débat.

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«Les deux candidats ont publiquement fait connaître leur volonté de débattre avec des micros non coupés pendant toute la durée du débat afin de permettre de réels échanges (...), mais il semble que Donald Trump laisse son équipe le contredire», a affirmé le camp de Kamala Harris dans un communiqué.

« Pourquoi est-ce que je débattrais contre Kamala Harris sur cette chaîne? », avait écrit dimanche l'ancien président sur Truth Social, sur fond de frictions sur la gestion des micros. Malgré tout, le républicain assure que cette question autour des microphones « n'a pas d'importance pour moi. Je préférerais sans doute que (les micros) soient ouverts ».

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L'équipe de campagne de Kamala Harris a pour sa part accusé l'entourage du candidat républicain de vouloir le protéger en exigeant que les micros soient coupés, parce qu'il « ne croit pas son candidat capable de rester présidentiel pendant 90 minutes ».

Kamala Harris en tête dans les sondages

Les débats qui auront lieu quelques mois avant le vote du 5 novembre seront cruciaux pour les deux candidats.

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Car, alors que Donald Trump était parti largement vainqueur suite au début de campagne raté de Joe Biden, la nouvelle candidate démocrate devance maintenant le milliardaire (49% contre 47%). Plus important, elle a aussi inversé les courbes dans certains États pivots, ces fameux « swing States » qui décideront de l'élection. C'est le cas dans le Wisconsin, la Pennsylvanie ou le Michigan. L'écart reste ténu et dans la marge d'erreur. Mais cela montre que la dynamique est désormais du côté de Harris.

Corollaire de ce succès sondagier, le nerf de toute guerre électorale américaine : l'argent. L'équipe de campagne démocrate n'avait pas engrangé autant de cash depuis longtemps : 310 millions de dollars pour le seul mois de juillet. Le camp républicain, lui, a plafonné à 139 millions.

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Enfin, le contexte économique est devenu soudainement très favorable au gouvernement en place. Alors que les marchés ont connu un coup de chaud il y a dix jours et que le spectre d'une récession américaine planait encore, la publication cette semaine des chiffres de l'emploi et des ventes au détail ont rassuré. Surtout, l'inflation, premier sujet de préoccupation des Américains, est tombée à 2,9% (CPI) en juillet, soit le chiffre le plus faible depuis trois ans et demi. Cela a permis à Kamala Harris de dérouler avec un peu plus d'assurance son programme économique vendredi. Un projet centré sur la baisse du coût de la vie qui pourrait séduire les classes moyennes.

(Avec AFP)

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