États-Unis : le chômage en légère baisse, les créations d'emplois moins nombreuses que prévu
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Le taux de chômage aux États-Unis a légèrement reculé à 4,2%, contre 4,3% en juillet.
Reuters
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Le taux de chômage aux États-Unis a légèrement reculé à 4,2%, contre 4,3% en juillet.
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Le taux de chômage a légèrement reculé en août aux États-Unis, à 4,2% contre 4,3%, selon les chiffres publiées ce vendredi par le département du Travail. Les créations d'emplois sont en hausse par rapport à juillet, mais moins nombreuses que prévu. Le mois dernier, 142.000 emplois ont été créés, secteurs privé et public confondus alors que les analystes tablaient sur 161.000, selon le consensus de Market Watch.
Les créations d'emplois des deux mois précédents ont été révisés à la baisse : à 118.000 contre 179.000 initialement annoncés pour juin, et 89.000 contre 114.000 pour juillet. Pour rappel, les créations d'emplois de 2023 et début 2024, déjà, ont récemment été révisées en forte baisse.
Les Bourses mondiales retenaient leur souffle ce vendredi avant la publication de ces chiffres et ont été plutôt déçues de ces annonces. Ainsi le Cac40 parisien perdait 0,68% à 7.381 points à 17h, quand le Dax allemand lâchait 1,38%, et l'Euro Stoxx 50 européen -1,31%. Outre-Atlantique, le Dow Jones et le S&P 500 perdait respectivement 0,61% et 1,10% toujours à 17h heure de Paris quand le Nasdaq technologique dévissait de 1,89%.
Le sujet de l'emploi pèsera dans le choix des électeurs, appelés à choisir, le 5 novembre, entre la vice-présidente démocrate Kamala Harris et l'ex- président républicain Donald Trump. Ce dernier a promis jeudi une « renaissance économique » du pays, face au « désastre économique », selon lui, de l'administration Biden-Harris.
Les inquiétudes grandissent quant à la situation de l'emploi pour les mois à venir. Les chiffres de l'emploi privé, qui avaient été publiés jeudi, avaient d'ailleurs fait état de 99.000 emplois seulement créés en août, selon l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab, contre 111.000 en juillet, et alors que 140.000 étaient attendus.
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À ce stade cependant, le taux de chômage « reste relativement faible par rapport aux normes historiques, et une partie de cette augmentation reflète un ralentissement du marché du travail qui était auparavant en surchauffe », a ainsi estimé le président de la Fed de New York, John Williams, lors d'un discours ce vendredi. La récente hausse du chômage « s'est produite dans le contexte d'une forte augmentation de l'offre de main-d'oeuvre, plutôt que d'un nombre élevé de licenciements », a-t-il ajouté.
De nombreux signaux, cependant, tendent à montrer que la situation se détériore, après trois années fastes pour les salariés, qui avaient vu les rémunérations bondir, contribuant à alimenter la hausse des prix. Le nombre de postes vacants est notamment tombé fin juillet à son plus bas niveau depuis janvier 2021, avant que le pays ne connaisse une importante pénurie de main d'oeuvre, avait montré mercredi l'enquête JOLTS publiée par le département du Travail. Une enquête de la Fed réalisée au cours de l'été a montré que certaines régions des États-Unis observent un ralentissement du marché du travail, avec des employeurs plus sélectifs et, par conséquent, des candidats mettant plus de temps à trouver un emploi.
C'est d'ailleurs pour éviter de voir la situation se dégrader trop fort que la Banque centrale américaine (Fed) a signalé son intention de commencer à baisser ses taux lors de sa prochaine réunion, les 17 et 18 septembre. L'institution les avait relevés pour lutter contre l'inflation en ralentissant l'activité économique. Le président de la Fed d'Atlanta, Raphael Bostic, a ainsi déclaré mercredi qu'après avoir concentré son attention sur l'inflation pendant trois ans, il accorde désormais autant d'importance à la situation de l'emploi.
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Timide croissance de l'activité dans les services en août
L'activité dans les services aux Etats-Unis est restée faible en août mais a enregistré une légère progression, pour le deuxième mois d'affilée, surprenant les analystes qui la voyaient reculer, selon l'enquête publiée jeudi par la fédération professionnelle ISM. L'indice mesurant cette activité s'est établi à 51,5% en août, un peu mieux que les 51,4% de juillet, lorsque l'indice était repassé au-dessus de la barre des 50%, qui indique une croissance de l'activité. Les analystes tablaient sur 51%, selon le consensus de Market Watch.
« Une croissance lente à modérée a été citée dans de nombreux secteurs », a commenté Steve Miller, le président de la commission en charge de l'enquête pour ISM, cité dans le communiqué. « La persistance de coûts élevés et de pressions sur les taux d'intérêt a souvent été mentionnée comme ayant un impact négatif sur les performances des entreprises et entraînant un ralentissement des ventes et du trafic », a-t-il précisé.
(Avec AFP)
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