Etats-Unis : les créations d'emplois chutent, craintes sur le chômage
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A noter, le taux de chômage a grimpé à 4,3% en juillet. Celui d'août sera publié vendredi, et est attendu à 4,2%.
Reuters
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A noter, le taux de chômage a grimpé à 4,3% en juillet. Celui d'août sera publié vendredi, et est attendu à 4,2%.
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Jusqu'ici au plus haut, le marché du travail se dégrade fortement outre-Atlantique. Les entreprises du secteur privé aux Etats-Unis ont créé 99.000 emplois en août, selon l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab dévoilée ce jeudi. Ce chiffre apparaît en forte baisse par rapport à celui de juillet, avec 111.000 emplois créés par le secteur privé. Surtout, pour le mois d'août, les analystes attendaient 140.000 créations, selon le consensus de MarketWatch.
Quant à l'évolution des salaires, qui est regardée à la loupe pour anticiper l'évolution de l'inflation, elle est restée stable en août par rapport à juillet.
L'enquête ADP/Stanford Lab est considérée comme un baromètre, donnant le pouls du marché du travail, avant les chiffres officiels de l'emploi en août. Ceux-ci seront publiés demain, vendredi, par le ministère du travail. A noter, le taux de chômage a grimpé à 4,3% en juillet. Celui d'août sera publié vendredi, et est attendu à 4,2%.
Et cette hausse du nombre de chômeurs américains n'est pas nouvelle. Les créations d'emplois de 2023 et début 2024 ont déjà été révisées en forte baisse. Mais il s'est accentué cet été puisque le nombre de postes vacants est même tombé fin juillet à son plus bas niveau depuis janvier 2021, avant que le pays ne connaisse une importante pénurie de main-d'œuvre, avait montré mercredi l'enquête JOLTS publiée par le département du Travail.
Selon une étude mensuelle du cabinet de consultants Challenger, Gray & Christmas, publiée jeudi, les suppressions d'emplois en août ont atteint leur deuxième plus haut niveau depuis 2009.
Une tendance confirmée par la Réserve fédérale américaine elle-même. La banque centrale a montré que certaines régions des Etats-Unis observent un ralentissement du marché du travail, avec des employeurs plus sélectifs et, par conséquent, des candidats qui mettent plus de temps à trouver un emploi.
Ces chiffres pourraient bien achever de convaincre la Fed de baisser ces taux directeurs pour la première fois lors de sa prochaine réunion des 17 et 18 septembre. « Le temps est venu pour un ajustement de politique » monétaire, avait notamment lâché Jerome Powell le 22 août. Le patron de la banque centrale, qui s'exprimait lors de son traditionnel discours à Jackson Hole (Wyoming), avait assuré que sa « confiance a augmenté quant au fait que l'inflation est sur un sentier durable de retour à 2% », la cible fixée par le mandat de la Fed.
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Pour contrer la flambée de l'inflation - en 2022 au plus haut depuis plus de 40 ans -, la Fed a relevé ses taux. Ils se trouvent désormais dans la fourchette de 5,25 à 5,50%. Objectif poursuivi : desserrer la pression sur les prix, en faisant ralentir l'activité économique. Ainsi, en juillet, l'inflation (CPI) est tombée à 2,5% sur un an, soit plus proche que jamais de sa cible de 2%.
En contrepartie, cette baisse de l'activité économique a dégradé le marché de l'emploi, dont la stabilité fait aussi partie du mandat de la banque centrale. D'ailleurs, mercredi, le président de la Fed d'Atlanta, Raphael Bostic a affirmé que « compte tenu des circonstances qui nous attendent - érosion du pouvoir de fixation des prix et ralentissement du marché du travail - j'ai rééquilibré mon attention sur les deux côtés du double mandat pour la première fois depuis début 2021. »
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Si la Fed est maintenant inquiète du taux de chômage, la situation reste sous contrôle. « Nous sommes juste dans une normalisation du marché de l'emploi qui était très tendu. L'économie américaine va très bien et la Fed va sûrement prendre son temps sur la baisse des taux, car l'inflation n'est pas encore tout à fait résorbée », analyse Alexandre Hezez, stratégiste chez la banque Richelieu, auprès de La Tribune ce jeudi. Ce dernier anticipe une baisse de 0,25 point de pourcentage en septembre et une baisse de 0,50 point en décembre. Dans cette configuration, les taux termineraient l'année sur une fourchette entre 4,25 et 4,75%.
(Avec AFP)
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