Plus d’une douzaine d’accords ont été signés ce lundi dans les transports, les satellites et sur l’énergie nucléaire lors de la visite d’Emmanuel Macron au Vietnam, première étape de sa tournée en Asie du Sud-Est. La Tribune revient sur les relations économiques entre la France et les pays de la région.[Article publié le lundi 26 mai à 12 h 07 et mis à jour à 14 h 06]
Emmanuel Macron est arrivé dimanche soir à Hanoï, au Vietnam, pour démarrer une tournée en Asie du Sud-Est qui le mènera, jusqu'à vendredi, en Indonésie puis à Singapour. Le président français entend mettre à profit ce nouveau déplacement pour défendre sa « stratégie indopacifique ».
Énoncée dès 2018, celle-ci consiste à proposer une troisième voie aux pays de la région, pris en tenailles dans la confrontation entre les États-Unis et la Chine, et trouve selon Paris toute sa pertinence depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche avec ses menaces de guerre commerciale. La Tribune revient sur les relations économiques entre Paris et les pays d'Asie du Sud-Est.
Sixième client de la France dans le monde
L'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) est le sixième client de la France dans le monde, selon une note de la direction générale du Trésor, publiée fin novembre dernier. Les exportations françaises vers les pays de la zone ont atteint 16,9 milliards d'euros en 2023, dépassant leur niveau d'avant-Covid (16,5 milliards d'euros en 2019).
Les pays d'Asie du Sud-Est sont aussi le cinquième fournisseur de la France, à hauteur de 2,8 % des importations françaises. En 2023, les importations françaises de biens en provenance de l'Asean ont totalisé 20 milliards d'euros, malgré un premier de repli de 11,8 % depuis 2020. Le déficit commercial de la France vis-à-vis des pays de l'organisation s'est ainsi établi à 3,4 milliards d'euros en 2023, un chiffre au plus bas depuis 2019.