Face à la menace chinoise, Taïwan déploie ses missiles
latribune.fr

Des avions de guerre et des navires chinois assurent une présence quasi-quotidienne autour de Taïwan (Photo d'illustration).
U.S. NAVY
latribune.fr

Des avions de guerre et des navires chinois assurent une présence quasi-quotidienne autour de Taïwan (Photo d'illustration).
U.S. NAVY
Taipei montre ses armes. Le commandement de l'armée de Taïwan a déclaré avoir mené un exercice entre 5 heures et 7 heures (21 heures-23 heures GMT lundi) avec des Sky Bow de fabrication locale et des missiles sol-air Patriot de fabrication américaine, ainsi qu'avec des unités de l'armée de terre et de la marine.
Des avions de guerre et des navires chinois assurent une présence quasi-quotidienne autour de l'île. Pékin a intensifié la pression militaire sur Taipei en recourant à ce que les experts qualifient d'interventions en « zone grise », c'est-à-dire des tactiques d'intimidation sans aller jusqu'à la guerre.
Mardi, 13 avions et sept navires chinois ont été repérés autour de l'île démocratique dans les 24 heures précédant 6 heures (22 heures GMT lundi), a déclaré le ministère de la Défense de Taipei. La semaine dernière, Taïwan avait détecté 36 avions militaires chinois autour de l'île en l'espace de 24 heures, le nombre le plus élevé en une seule journée depuis le début de l'année.
Selon l'analyste Wen-ti Sung, le regain d'activité militaire de Pékin pourrait être une « démonstration de force pour faire comprendre son mécontentement face à l'engagement international croissant de Taïwan ». L'expert militaire Su Tzu-yun a aussi évoqué d'autres raisons de mécontentement pour Pékin, notamment la récente rencontre à Manille entre le secrétaire d'État américain Antony Blinken et le président philippin Ferdinand Marcos. La Chine et les Philippines revendiquent toutes deux la souveraineté sur des zones concurrentes en mer de Chine méridionale.
La président sortante, Tsai Ing-wen, a par ailleurs supervisé mardi la livraison de deux navires de guerre de fabrication nationale, deux corvettes de classe Tuo Chiang dans le port de Suao, dans le nord-est de l'île.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Le ton était aussi monté entre les deux pays après que Taïwan a demandé samedi aux autorités chinoises de permettre le retour dans l'île d'un militaire taïwanais qui a été secouru par les garde-côtes chinois alors qu'il était en train de pêcher pendant ses vacances.
Ce militaire et un ami, tous deux originaires de l'île de Kinmen, appartenant à Taïwan mais située à seulement 5 km de la ville chinoise de Xiamen, étaient partis pêcher en bateau, mais se sont perdus lorsqu'ils se sont trouvés pris dans un épais brouillard. Ils ont été secourus le 18 mars par les garde-côtes chinois après que le moteur de leur bateau est tombé en panne.
À lire également
L'autre homme, un civil, a pu rentrer chez lui samedi. En revanche, les autorités chinoises ont gardé le militaire, l'accusant d'avoir voulu cacher son identité, et disant vouloir « éclaircir les raisons de sa présence dans les eaux chinoises ». Cet événement fait suite à un différend entre Pékin et Taïpei au sujet d'un accident de bateau le 14 février, qui a fait deux morts. Un hors-bord chinois avec quatre personnes à bord s'est renversé près de Kinmen alors que les garde-côtes taïwanais le poursuivait. Ces derniers ont défendu leur action, expliquant que le bateau se trouvait « dans des eaux interdites » et zigzaguait avant de se renverser. Pékin accuse Taïpei « cacher la vérité ». Depuis, la Chine a décidé d'intensifier ses patrouilles aux alentours de Kinmen.
(Avec AFP)
latribune.fr
Guerre au Moyen-Orient : l'Iran exclut une signature dimanche de l'accord avec les États-Unis, invoquant les hésitations de Trump
Accusations de travail dissimulé: l'enseigne de ménage Shiva visée par une enquête à Paris
Goldman Sachs prévoit une normalisation des exportations pétrolières du Golfe d'ici fin août
La Banque mondiale qualifie les années 2020 de « décennie perdue » pour la croissance mondiale