La Chine « encercle » quotidiennement une île de Taïwan selon les garde-côtes
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Cette recrudescence d'activité a déjà été dénoncée la semaine dernière par le ministère taïwanais de la Défense (photo d'illustration).
U.S. NAVY
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Cette recrudescence d'activité a déjà été dénoncée la semaine dernière par le ministère taïwanais de la Défense (photo d'illustration).
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Depuis bientôt trois semaines, l'activité maritime ne faiblit pas autour de l'île de Kinmen, territoire administré par Taïwan situé à seulement cinq kilomètres de la ville chinoise de Xiamen, à l'est du pays. Ces eaux ont été le théâtre d'un incident mortel mi-février : une vedette chinoise transportant quatre pêcheurs a chaviré lors d'une prise en chasse par les garde-côtes taïwanais, entraînant la mort de deux d'entre eux. Un drame qui a aggravé les tensions déjà vives entre Taipei et Pékin.
Et de préciser :
Chou Mei-wu a ajouté que les garde-côtes taïwanais ont « expulsé » les navires intrus, sans donner plus de précisions.
Cette recrudescence d'activité a déjà été dénoncée la semaine dernière par le ministère taïwanais de la Défense. Car onze navires de guerre chinois ont été détectés autour de Taïwan sur un laps de temps de vingt-quatre heures. Ce qui a constitué un record depuis le début de l'année 2024, les navires étant généralement entre quatre et six sur une telle fenêtre. En plus de ces bateaux, le ministère taïwanais a affirmé avoir dénombré 15 avions militaires et un ballon.
De quoi exacerber les tensions déjà fortes entre les deux pays, d'autant plus que les circonstances de l'incident mortel sont encore floues à l'heure actuelle. Un des deux rescapés a assuré à un média d'État chinois que le bateau a été percuté par le navire des garde-côtes taïwanais. Ce qu'ont confirmé ces derniers en rejetant la faute sur le hors-bord chinois. « Pendant la poursuite, qui a duré environ une minute ou plus (...), le bateau chinois a zigzagué pour s'éloigner de notre patrouilleur. [Il] a tourné brusquement vers la droite, ce qui a amené sa poupe à heurter l'avant droit de notre patrouilleur... [Il] a perdu l'équilibre et a chaviré », a déclaré aux journalistes Chen Chien-wen, responsable des garde-côtes de Taïwan.
L'enquête se poursuit et est menée par le système judiciaire taïwanais, comme l'a précédemment expliqué le porte-parole du Conseil des affaires continentales de Taïwan, Jan Jyh-horng.
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(Avec AFP)
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