Face aux États-Unis et à la Chine, l'économie européenne à la peine
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Les clignotants économiques en Europe sont dans le rouge. La pandémie, qui a secoué l'ensemble des pays du continent en 2020, continue de faire des ravages. La croissance a ainsi enregistré une nouvelle contraction de 0,6% en zone euro et de 0,4% dans l'Union européenne au cours du premier trimestre, selon les dernier chiffres de l'office de statistiques européen dévoilés ce vendredi 30 avril.
Avec deux trimestres consécutifs, l'économie est même entrée en récession sous l'effet des mesures de restriction et du retard dans la campagne de vaccination. En parallèle, les États-Unis (6%) et la Chine (+18%) affichent des performances économiques bien meilleures. Le risque de décrochage de l'Europe face aux deux autres puissances mondiales s'accentue.
L'économie outre-Rhin a enregistré des résultats médiocres au premier trimestre avec un PIB en recul de -1,7%. La flambée des variants et le renforcement des mesures d'endiguement dans certains Länder ont pu freiner le redémarrage des services, alors que l'industrie s'en tire mieux. Compte tenu du poids de l'économie allemande dans le PIB européen, ce mauvais chiffre contribue grandement à faire reculer l'activité dans l'ensemble de la zone euro.
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Dans le sud de l'Europe, le Portugal enregistre le plus fort recul de croissance (-3,3%) entre janvier et mars. Lisbonne, qui reste très dépendante du tourisme, risque de payer un lourd tribut avec l'effondrement des échanges internationaux et la fermeture des frontières au sein de l'Europe. L'Italie (-0,4%) et l'Espagne (-0,5%) affichent également de piètres chiffres de croissance.