Fausses alertes à la bombe en série en Russie, un supposé vol de bitcoins en toile de fond
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Marco Bello
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Une mystérieuse vague d'alertes à la bombe, motivée par un prétendu vol de bitcoins, frappe Moscou depuis près d'un mois, provoquant l'évacuation de quelque 770.000 personnes, dont plus d'un millier lundi dans 15 tribunaux, selon l'agence Interfax.
Les évacuations de lundi ont notamment eu lieu dans des tribunaux du centre, de l'est et du nord-est de Moscou, selon un porte-parole de la justice moscovite cité par Interfax. Plusieurs tribunaux ont également été évacués à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), selon le service de presse des établissements judiciaires de la deuxième ville de Russie.
Depuis la fin novembre, tribunaux, stations de métro, écoles, centre commerciaux, hôpitaux et administrations sont évacués presque quotidiennement à la suite de la réception d'alertes à la bombe. Rien qu'à Moscou, de 7.000 à 8.000 sites ont été victimes de fausses alertes, entraînant l'évacuation de plus de 770.000 personnes, explique Interfax qui a effectué son propre décompte.
Dans de nombreux cas, ces menaces étaient accompagnées d'une lettre réclamant le règlement de 120 bitcoins (815.000 euros au taux actuel) qui auraient, selon l'auteur, été volés par le milliardaire russe Konstantin Malofeev sur la plateforme d'échanges de cryptomonnaies WEX.
L'intéressé, qui figure sur une liste de personnes visées par des sanctions européennes en raison de ses liens supposés avec les combattants pro-russes dans l'est de l'Ukraine, a démenti à plusieurs reprises tout lien avec la disparition de ces bitcoins et avec WEX, un site qui n'existe plus et duquel de grandes quantités de monnaies virtuelles ont disparu, selon les médias russes.
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WEX avait été ouverte après la fermeture par les autorités américaines de la bourse d'échange de monnaies virtuelles BTC-e, accusée d'avoir participé à des activités d'extorsion en ligne et autres actes de cybercriminalité. L'un des acteurs de BTC-e, le Russe Alexander Vinnik, soupçonné de blanchiment d'argent, a été arrêté en Grèce en juillet 2017, et Athènes a autorisé son extradition à venir vers la France, alors que lui réclamait d'être renvoyé en Russie.
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