Après le dossier des avoirs russes gelés, les ministres des Finances du G7, réunis à Stresa en Italie, ont annoncé samedi « envisager de prendre des mesures » face aux « surcapacités » de production de la Chine, qui inonde les marchés occidentaux de produits subventionnés à bas prix.
Ce sommet du G7 finances, qui réunit les ministres des finances du G7 en vue de la réunion des chefs d'Etat du G7 en juin, adopte des principes, sans rien de véritablement concret. Après une position de principe sur le recours éventuel aux avoirs russes gelés pour aider l'Ukraine, le communiqué des ministres exprime également les « préoccupations » sur « l'utilisation généralisée par la Chine de politiques et de pratiques hors marché ».
Le procès est connu : la Chine incapable de stimuler son marché intérieur accumule d'énormes stocks, accumulés pour répondre aux objectifs de production de Parti communiste chinois, qu'elle souhaite écouler à tout prix à l'export, et notamment sur les marchés occidentaux. C'est la fameuse image des milliers de voitures neuves électriques dans le parking, prêtes à être embarquer.
Attentisme
La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen avait appelé jeudi le G7 à constituer « un front clair et uni » face à la Chine, qui génère des « déséquilibres macroéconomiques ». Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire avait lui aussi exhorté vendredi le G7 à « présenter un front uni pour protéger ses intérêts industriels » , face à la Chine, appelant toutefois à éviter « une guerre commerciale ».
Les ministres des Finances du G7 se sont contentés cependant de déclarer vouloir « continuer à surveiller les effets négatifs potentiels des surcapacités » de la Chine Mais envisagent de « prendre des mesures pour des conditions de concurrence équitables, conformément aux principes de l'Organsation mondiale du commerce (OMC) ».
Les pays occidentaux s'inquiètent du risque que les subventions massives injectées par le gouvernement chinois dans les technologies, énergies vertes, véhicules électriques ou encore batteries, n'entraînent dans le monde un raz-de-marée de produits à bas coûts qui mettraient en péril les concurrents étrangers dans ces secteurs. Le problème cependant est les Etats-Unis, comme les pays européens, pratiquent également des subventions massives pour soutenir leur agriculture et leur industrie.
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