"Il faut 'davantage d'ouverture' de l'économie contre le populisme" Lagarde (FMI)

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(Crédits : Bobby Yip)
La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde estime qu'il faut "davantage d'ouverture" économique pour lutter contre le populisme.

Interrogée par le journal Les Echos, elle se dit "profondément préoccupée par l'évolution politique du monde qui peut entraîner de lourdes conséquences économiques". Mais face au populisme, la directrice du FMI souligne que du point de vue du FMI, "la réponse passe par davantage d'ouverture, notamment sur les services (trop tarifés), ce qui permettrait des gains de productivité".

"Sur bien des points, Donald Trump a raison"

Pour elle, "l'essentiel est que la globalisation doit évoluer d'une façon différente, avec un meilleur respect des règles du jeu, ainsi que de l'environnement et un souci délibéré d'inclusion des peuples".

"Sur bien des points, Donald Trump a raison", assure par ailleurs la directrice du FMI dans l'entretien aux Echos.

"La libre concurrence doit être +fair+ (juste, NDLR) dans tous les domaines, et je me réjouis que les autorités chinoises aient récemment annoncé leur volonté d'aborder tous les sujets!", explique Mme Lagarde.

Donald Trump "a des arguments solides" dans son bras de fer contre Pékin, estime-t-elle encore dans l'entretien, "sa méthode, si elle est soutenue par une stratégie gagnant-gagnant, pourrait permettre de faire avancer les échanges. Cela ne sera pas facile".

"50 nuances de brun !"

Réagissant au propos de la ministre française aux Affaires européennes, Nathalie Loiseau, qui a dit :

"On est en train de jouer 50 nuances de brun" en Europe, Mme Lagarde reconnaît que dans le monde "pour la première fois en 2017, le nombre de régimes démocratiques a légèrement reflué".

"Les élections récentes ont montré la poussée des populismes et une appétence pour des régimes autoritaires, de droite comme de gauche, qui est vraiment préoccupante", dit-elle.

Pour autant, elle ne "croit pas" à un scénario d'éclatement de la zone euro.

"Les Italiens tiennent à la zone euro. La réalité et l'épreuve du pouvoir arrondissent les angles. Le message des marchés produira ses effets. Cela dit, il serait navrant de constater qu'une construction politique ne doive sa survie qu'au pouvoir des marchés financiers", ajoute-t-elle.

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 12/11/2018 à 16:14 :
Et elle n'a pas honte alors que 40% des américains ne se partagent que 1% de leur richesse nationale, le "populisme allemands se nourrit par la marginalisation économique et en France nous avons quelque 7 millions de pauvres malgré une très bonne santé du CAC 40 GR mais il paraitrait que c'est mieux dans le tiers monde, demandons aux migrants qui marchent vers leurs rêves? Bref, j'adore l'ultralibéralisme surtout lorsqu'on est situé du bon coté par contre cette situation est un facteur de crises graves.
a écrit le 10/11/2018 à 8:54 :
"50 nuances de brun !"

L’affaire du tweet d’Agnès Thill, députée LREM de la 2e circonscription, prend une ampleur nationale. Jeudi, après avoir dénoncé l’existence « d’un lobby LGBT à l’Assemblée nationale » et insisté sur le fait que « l’Assemblée nationale n’est pas la France », la députée s’est fait sévèrement recadrer par Gilles Legendre, président du groupe LREM et Philippe Grangeon, délégué général LREM.Les deux cadres du parti déclarent que « les termes de lobby LGBT relèvent d’une sémantique homophobe » et que ces propos « constituent une mise en cause insidieuse de certains de nos collègues. ».Pour eux, cette « mise en garde sera la dernière ». Malgré les pressions, Agnès Thill n’a pas supprimé son tweet. Ce vendredi matin, elle a assuré qu’elle « ne le ferait pas ». « On ne me fera pas taire, nous déclare-t-elle. Si je retirais ce tweet, j’aurais droit à une deuxième déferlante comme quoi je n’assume pas mes propos.
a écrit le 09/11/2018 à 22:25 :
"Il faut 'davantage d'ouverture' de l'économie contre le populisme" Lagarde (FMI)

le terme "populisme" est un terme méprisant envers les citoyens qui se lèvent tôt pour gagner la misère,

c'est même une insulte aux citoyens et aux électeurs honnêtes ;

redressons les termes fous de mme lagarde :

"Il faut d'avantage de sanctions lourdes contre la voyoucratie financière de l'économie et libérer les peuples opprimés par les bandits de la finance qui devraient tous être jetés dans des cachots"
a écrit le 09/11/2018 à 20:16 :
C'est quand que les banques elles remboursent les 1400 milliards d'euros que la société a épongés par leurs fautes depuis 2008 ? Je serai Macrooonnnn, j'obligerai le secteur bancaire à rembourser 1 milliard par an et par établissement financier pendant 140 ans. ça au moins c'est boulzy
a écrit le 09/11/2018 à 19:51 :
Hé allez, 5 points de plus pour les fascistes... -_-

Madame Lagarde, à chaque fois que vous dites un truc nous avons envie de faire le contraire, du coup est-ce une stratégie de votre part ?

Vous ne devez même plus le savoir...
a écrit le 09/11/2018 à 17:46 :
Même Giscard regrette c'est pour dire :

Une biographie de Valéry Giscard d'Estaing (VGE), écrite par Eric Roussel est sortie le 10 octobre. Elle revient sur la longue carrière politique de l'ancien président de la République (1974-1981). Il y a livré quelques confessions sur l'immigration. Parmi celles-ci, il a avoué «regretter le regroupement familial», décidé par son Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac (tiens ,ensuite ,le bruit et les odeurs ,dans des meetings ,mais passons), par décret, le 29 avril 1976.«L’idée en soi était juste et généreuse […] Mais elle a été mal appliquée et j’ai eu le tort de ne pas plus surveiller l’application», a confié l'ancien chef de l'Etat qui reconnaît également qu'il en porte la responsabilité. «Avec l’augmentation massive de l’immigration en provenance de pays musulmans, elle [l'idée] divise profondément.
Réponse de le 09/11/2018 à 21:50 :
VGE c’est une girouette
Il dira toujours un truc dans l’air du temps...
je peux témoigner il était hyper - heureux dans les années 1970
de profiter des 30 glorieuses .
j’espère qu’un jour il y aura un réel réveil ou l’homme se réveillera et n’acceptera plus jamais l’exploitation presse- citron ou l’esclavagisme moderne .
a écrit le 09/11/2018 à 16:29 :
Si il y a ouverture c’est toujours pour les mêmes.
M. Trump est loin d’être ouvert...
Il est même pour des frontières bien tracées avec un avantage financier pour lui.
a écrit le 09/11/2018 à 16:10 :
Même DSK a compris que "l'ouverture" économique quelle promeut a provoqué le malaise social et économique dont les populistes font leur lit.

On se demande même si elle a enfin compris qu'il y a eu une crise en 2007 et que son bilan personnel c'est un doublement du déficit budgétaire de la France et 25% de dette en plus.

Sans parler de ses fantaisies avec Tapie et la SG.
a écrit le 09/11/2018 à 16:05 :
Le plus dur a déterminer est la part de folie de la part de dogmatisme religieux.

Le populisme, littéralement la prise en compte de l'intérêt du peuple, est la réaction à cette ouverture qui ne bénéficie qu'à des happy-few.

Le néolibéralise a failli, il est temps de passer à autre chose.

Le populisme est la conséquence et vu la cause abjecte, on ne peut pas le condamner à priori, surtout si on vient du camp des néolibéraux
a écrit le 09/11/2018 à 15:04 :
En effet, "drôle d'ambiance" ou de climat économique.

Beaucoup de contradictions, ou bien les propos ont été sortis du contexte ?
Il semblerait en effet que ce soit la politique qui bascule d'une extrême à l'autre, mais avec comme justification ou prétexte d'essayer de suivre des écarts économiques ressentis comme disproportionnés. Globalement la pauvreté diminue, pourtant les écarts entre très riches et pauvres s'accentuent et le ressenti semble mitigé y compris pour les classes moyennes, gagnées par l’inquiétude d'une nouvelle crise économique ou d'un lent déclin. La mondialisation est elle seule responsable, ou seulement un bouc émissaire aux contours flous, donc facile à incriminer ? N'oublions pas que même les pays riches ont partiellement indexé leur croissance et leurs investissements sur des pays en développement et qu'en retour nous profitons d'importations de produits manufacturés et de matières premières à bas coûts. Une situation quelque peu hypocrite.
Quand à l'orientation économique des uns et des autres, là ou prévalaient des accords et un peu de régulation difficilement mise en œuvre, ce sont les rapports de force qui semblent revenir à la mode. Inquiétant autant que contreproductif.
De toute façon on a un problème commun à gérer, celui de la préservation de la planète, ça c'est incontestable.
a écrit le 09/11/2018 à 14:32 :
Mal placee pour donner des lecons Nous l'avons vue a l'œuvre comme ministre des finances et par ex les cadeaux monstres à mr TAPIE
a écrit le 09/11/2018 à 13:32 :
Comme ceux qui prônent une nouvelle Europe après celle d'Hitler et de Bruxelles, elle prône un nouveau mondialisme après l'essaie peu concluent amorcé en 2001.
a écrit le 09/11/2018 à 13:25 :
Le soit disant "populisme" est bien plus prés des sauvegardes eco-climatiques que l'ouverture a tout va de la finance globalisé qui évite toute frontière et donc conséquence dans ses actions! On peut rajouté qu'elle se permette de créer une "taxe carbone" basé sur la finance en ayant bonne consciences!
a écrit le 09/11/2018 à 12:40 :
Elle n' est pas en retraite miss Hermès ?

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