Ils se font livrer de la drogue dans des maisons de vacances inoccupées

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Se faire livrer de la cocaïne ou autres drogue est de plus en plus courant selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.
Se faire livrer de la cocaïne ou autres drogue est de plus en plus courant selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. (Crédits : REUTERS/Johannes Eisele)
Le phénomène est de plus en plus récurrent et inquiète. Deux affaires ont récemment éclaté en Nouvelle-Zélande.

Que fait votre boîtes aux lettres pendant que vous n'occupez pas votre maison de vacances ? En Nouvelle-Zélande, deux hommes leur ont trouvé un usage en faisant livrer par courrier postal des stupéfiants dans des maisons inoccupées de communes rurales du district de Central Otago (sud), une région plus connue pour être un haut-lieu du tourisme qu'une plaque-tournante de la drogue , rapporte Radio NZ sur son site internet.

Dans la première affaire, survenue le mois passé, l'homme arrêté avait importé 200.000 dollars néo-zélandais (environ 132.000 euros) d'ecstasy (ou MDMA), tandis que dans la seconde, l'autre homme vendait une drogue plus addictive et réputée plus dangereuse, la méthamphétamine. Interrogé par Radio NZ, le sergent Malcolm Inglis a souligné qu'il revenait aux résidents de prêter à œil attentif quand des livraisons arrivent dans des maisons de vacances, expliquant qu'ils "doivent faire attention aux colis qui sont livrées à des endroits où les gens ne sont pas, ou ne sont pas connus à cette adresse, ou sont en provenance de Chine".

Un phénomène grandissant

Dans des propos rapportés par la correspondante en Nouvelle-Zélande du Guardian, le sergent Inglis attribue la montée en puissance du phénomène à "la popularité grandissante de la méthamphétamine et la facilité de commander des drogues sur Internet", "nous avons observé une forte hausse de gens dealant des drogues dures comme la méthamphétamine, la MDMA, l'ecstasy et le LSD". Au cours des cinq dernières années, le nombre crimes liés à la drogue dure augmenté de plus de 100 fois, souligne le Guardian, écrivant que les locaux en sont "largement responsables".

En France, des affaires similaires éclatent régulièrement : en septembre 2015, un homme a ainsi été arrêté pour s'être fait livrer de la cocaïne dans la boîte aux lettres de sa voisine décédée. Se faire livrer de la cocaïne ou autres drogue est de plus en plus courant selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, qui attribuait son origine à une paupérisation grandissante des usagers dans une étude publiée fin 2014. Dans un reportage diffusé en 2013 par Envoyé spécial, un dealer expliquait même comment il procédait pour faire ses livraisons par La Poste.

 Pour les autorités, il est toutefois difficile d'agir, tant la masse de courriers à vérifier est considérable. Aux États-Unis, le Sénat se penche activement sur la question mais l'intérieur des courriers est protégé par le 4e amendement de la Constitution et ces derniers ne peuvent être ouverts qu'avec un mandat.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2016 à 9:44 :
Encore une fois en légalisant toutes les drogues on élimine les mafias et cet énorme marché qu'on leur a confié et dont ils ont fait larmes et sang.

Mais bon la mafia elle est tellement importante pour le néolibéralisme...

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