Immigration : les Suisses vont voter sur la fin de la libre circulation avec l'UE

 |   |  461  mots
(Crédits : Denis Balibouse)
Le gouvernement a fixé au 17 mai le vote sur l'initiative populaire "Pour une immigration modérée" qui demande que "la Suisse règle de manière autonome l'immigration des étrangers".

Les Suisses voteront le 17 mai sur la fin de l'Accord sur la libre circulation des personnes avec l'Union européenne, demandée par la droite populaire mais rejetée par le gouvernement, selon le calendrier électoral fixé mercredi.

La Suisse est régie par un système de démocratie semi-directe qui permet au peuple de faire passer des textes par des consultations populaires, appelées initiatives. S'ils sont approuvés, ils sont ensuite inscrits dans la Constitution.

Lors de sa séance hebdomadaire, le gouvernement a fixé au 17 mai le vote sur l'initiative populaire "Pour une immigration modérée" qui demande que "la Suisse règle de manière autonome l'immigration des étrangers" et qui, si elle est acceptée, aboutirait à la résiliation de l'Accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE.

En 1992, les Suisses ont voté "non" à l'entrée de leur pays dans l'Espace Economique européen, qui résulte d'un accord signé par les Etats membres de la Communauté européenne, l'ancêtre de l'UE, et les pays membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE).

Depuis, Berne et Bruxelles ont signé de multiples accords bilatéraux. Mais leurs relations se sont tendues après un vote populaire en février 2014 au cours duquel les Suisses se sont prononcés en faveur de l'introduction de quotas annuels de migrants.

Afin de ne pas froisser l'UE, les autorités suisses avaient fini par adoucir le texte de mise en oeuvre de l'initiative. Adopté en 2016 par le Parlement suisse, il donne une préférence nationale à l'embauche et établi des formalités supplémentaires pour les employeurs basés en Suisse voulant faire venir des employés européens.

L'initiative sur laquelle les Suisses voteront en mai exige désormais que le gouvernement suisse mette tout en oeuvre, par la voie de la négociation, pour que l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) conclu avec Bruxelles en 1999 cesse d'être en vigueur dans un délai d'un an ou, en cas d'échec, qu'il dénonce unilatéralement cet accord.

L'initiative a été lancée par des personnes issues de la première force politique du pays, l'Union démocratique du centre (UDC, droite populaire), dont les affiches aux relents xénophobes font régulièrement polémique, et de l'organisation Action pour une Suisse indépendante et neutre (Asin), un groupe de pression.

Le gouvernement a rejeté l'initiative, estimant qu'elle menace l'emploi en Suisse. Il a aussi souligné qu'en raison de la "clause dite guillotine", une dénonciation unilatérale de l'ALCP entraînerait la fin d'accords bilatéraux avec l'UE et risquerait de remettre en question d'autres traités conclus avec Bruxelles, comme ceux dits de Schengen et Dublin.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/01/2020 à 12:19 :
Vivement que cette initiative soit appliquée car il y en a marre de se retrouver sans emploi "grâce" à l'intervention française alors que je ne suis pas âgé, je parle quatre langues et ai les formation à jour. Y en a marre de voir mes ex-collègues de ne pas pouvoir bénéficier de l'aide sociale une fois le droit de chômage épuisé car leur conjoints travaillent. Donc, ce sont les conjoints qui doivent trinquer et toute la famille se retrouve dans la précarité car un salaire suffit rarement pour s'en sortir. Y en a marre d'être sur les genoux dans son propre pays. Alors, un grand "OUI" à l'initiative du 17 mai.
a écrit le 16/01/2020 à 13:22 :
Populisme, xénophobie, fermeture... Pas de doute, la Suisse est entrée de plain pied dans le 21e s.
a écrit le 16/01/2020 à 5:17 :
Les Suisses sont pragmatiques et intelligents. D'ailleurs si la reincarnation existe, je souhaite etre citoyen Helvetique, banquier si possible.
Réponse de le 16/01/2020 à 9:51 :
"D'ailleurs si la reincarnation existe, je souhaite etre citoyen Helvetique, banquier si possible. "

T'auras beaucoup, beaucoup plus de chances, comme tout ceux qui détruisent ce monde d'ailleurs, d'être la victime de ta sémantique actuelle.
a écrit le 15/01/2020 à 20:21 :
disons que si c'est pour choisir les Gastarbeiter qui viennent contribuer au pays, au lieu de recuperer la poubelle du monde avide d'argent et autres acquis sociaux sans travailler, on va dire que c'est la moindre des choses.....
vu qu'il est interdit de nommer un chat un chat, disons qu'il y a cote suisse plein de ' francais' qui sont mal venus et mal eleves, mais que comme il est interdit de les decrire, on met tout le monde dans le meme panier
en fait c'est comme quand on va aux etats unis, et que le douanier vous considere comme ' terroriste potentiel' vu que vous avez un passeport francais, et que donc meme en tant que cadre superieur vous serez considere comme un francais ' a ne pas stigmatiser' du genre de ceux du 9.11 ( he oui, ca evite les manifs tolerantes de gauche contre l'islamophobie, comme on dit chez les baveux moralistes)
voila ou est le pb, vu qu'il est interdit de le dire
Réponse de le 16/01/2020 à 6:36 :
Ne réduit pas l article au français, Grandi un peu,les étrangers opportuniste ne vont que dans les pays"riche"se mot veut dire,"qui se développe"enfermé vous,et il ne viendront plus, personnes fait l aumône,a se jeu la,et proportionnelle au nombre d habitants,les Suisse sont numéro un, heureusement les frontaliers suisse et français reste cousins, intelligent,et attaché a leur pays avant tous
a écrit le 15/01/2020 à 17:17 :
que les frontaliers arrêtent de bosser en suisse et le pays s arrête .voyez le nombre d infirmière française dans les cliniques suisse par exemple .
Réponse de le 16/01/2020 à 8:34 :
Il n’y a pas que cette profession.... Mais dit nous quelle est la différence de salaire en une infirmière en France et en Suisse. A ma connaissance, l’infirmière française en Suisse est comme nos plombiers polonais :-)
a écrit le 15/01/2020 à 16:45 :
Un réfugié entrant dans un pays de l'UE qui obtient un titre de séjour peut circuler dans toute l'UE y compris la Suisse. La Suisse aimerait bien pouvoir refuser l'accès à son pays à des personnes qui y sont autorisée par des pays tiers avec lesquels elle n'est pas en communauté.
a écrit le 15/01/2020 à 15:48 :
Cette histoire commence comme le référendum sur le brexit ou les électeurs ne connaissent pas a priori toutes les implications de leur vote.
Le résulat sera intéressant à analyser quelque-soit le résultat du vote.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :