Inflation nulle au Japon: vers un retour de la déflation ?

Abe souhaite que l'armee japonaise puisse operer a l'etranger
YUYA SHINO

Abe souhaite que l'armee japonaise puisse operer a l'etranger
YUYA SHINO
Le Japon n'est peut-être pas sorti totalement du spectre de la déflation. L'indice d'inflation de base, qui inclut les prix du pétrole mais exclut les prix des produits alimentaires frais, est en hausse de 2% en rythme annuel.
Mais en excluant l'impact du relèvement de la TVA intervenu l'an dernier, il reste inchangé par rapport à février 2014, s'éloignant donc de l'objectif prioritaire de la BoJ, à savoir une hausse de 2% par an des prix à la consommation.
Il s'agit donc le premier mois sans hausse depuis mai 2013.
La banque centrale japonaise avait prévenu que la chute des cours du pétrole devrait peser sur l'inflation durant la majeure partie de cette année. Les derniers chiffres fournissent des arguments aux partisans d'un accroissement de son soutien à l'activité et au crédit.
Harada Yutaka, entré récemment au comité de politique monétaire de la BoJ et partisan d'une stratégie offensive d'assouplissement, a déclaré jeudi que le calendrier prévisionnel d'une remontée de l'inflation à 2% d'ici deux ans n'était pas rigide, ce qui sous-entend qu'il est peu probable que la BoJ prenne prochainement de nouvelles initiatives.
Reste qu'une absence persistante de signes de remontée des prix pourrait l'obliger à agir pour éviter un retour à la déflation, la principale plaie de l'économie japonaise pendant près de 20 ans. La plupart des observateurs estiment que de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif pourraient être annoncées au second semestre, complétant celles d'octobre dernier.
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D'autres indicateurs économiques publiés vendredi 27 mars n'offrent guère de motifs de soulagement, la consommation des ménages ayant reculé de 2,9% sur un an, son septième mois de baisse.
Seule modeste consolation: le marché du travail reste dynamique, le ratio entre offres et demandes d'emploi s'inscrivant à son plus haut niveau depuis 20 ans et le taux de chômage reculant à 3,5%, un niveau que nombre d'économistes jugent correspondre à une situation de plein emploi.
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