Iran: Trump promet des sanctions "majeures" dès lundi
latribune.fr avec AFP

Iran: trump n'ecarte pas une action militaire, teheran met en garde
CARLOS BARRIA
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Iran: trump n'ecarte pas une action militaire, teheran met en garde
CARLOS BARRIA
De nouvelles sanctions "majeures". C'est ce que le président américain Donald Trump a promis dès lundi contre l'Iran, lequel a menacé les Etats-Unis de conséquences dévastatrices pour leurs intérêts dans la région en cas d'attaque contre son territoire.
Dans son tweet, le président américain a évoqué l'accord international sur le nucléaire conclu en 2015 (dont Washington s'est retiré en 2018), selon lequel l'Iran s'est engagé à ne pas se doter de l'arme atomique.
Peu avant, le locataire de la Maison Blanche, qui alterne déclarations martiales et appels au dialogue depuis plusieurs semaines, avait assuré que si les Iraniens renonçaient à leur programme nucléaire, il deviendrait leur "meilleur ami".
Etats-Unis et Iran ont beau répéter ne pas chercher la guerre, la tension n'a cessé de monter entre les deux pays et la multiplication des incidents dans le Golfe fait craindre un embrasement. Donald Trump a affirmé avoir renoncé à la dernière minute à donner son feu vert à des frappes contre l'Iran pour éviter un lourd bilan humain, tout en maintenant ses menaces de représailles contre Téhéran, qui avait abattu la veille un drone américain. Selon le Washington Post et Yahoo! News, il a en revanche ordonné secrètement des cyberattaques contres des systèmes de défense iraniens et contre un réseau d'espionnage surveillant le passage des navires dans le détroit d'Ormuz. Le Pentagone s'est refusé à commenter ces informations.
De son côté, Téhéran a mis en garde les Américains.
L'Iran a par ailleurs annoncé dans la journée l'exécution pour "espionnage" d'un prestataire du ministère de la Défense accusé d'avoir collaboré avec l'Agence centrale du renseignement des Etats-Unis (CIA), selon l'agence de presse semi-officielle Isna.
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La destruction du drone de l'US Navy par l'Iran a provoqué un nouvel accès de fièvre. Le président Trump a ainsi réaffirmé qu'il ne souhaitait pas la guerre avec l'Iran que si elle éclatait, elle provoquerait "un anéantissement comme on n'en a jamais vu avant". Le général Shekarchi a, lui, menacé "l'Amérique et ses alliés" d'être intégralement "consumés" en cas d'attaque.
L'Iran affirme disposer de "preuves irréfutables" montrant que le drone américain abattu était entré dans son espace aérien et a déposé une plainte à l'ONU. Samedi, le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a publié sur son compte Twitter une carte reprenant notamment, selon lui, le parcours détaillé du drone au-dessus du détroit d'Ormuz. Washington affirme de son côté que l'aéronef a été touché dans l'espace aérien international.
Les Etats-Unis ont demandé la tenue lundi d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU, selon des sources diplomatiques. Accusant Téhéran de "rejeter les ouvertures diplomatiques de Washington", l'envoyé spécial des Etats-Unis pour l'Iran, Brian Hook, a affirmé vendredi que l'Iran devait "répondre à la diplomatie par la diplomatie, pas par la force". Brian Hook a tenu ces propos lors d'une visite sur une base militaire en Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis et engagé avec Téhéran dans une lutte d'influence régionale depuis plusieurs années.
Selon lui, la "diplomatie" américaine est synonyme de "#TerrorismeEconomique et de guerre" et de violation "de la parole donnée" ainsi que des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
La Grande-Bretagne, qui fait toujours partie de l'accord international sur le nucléaire iranien, a annoncé que son ministre d'Etat chargé du Moyen-Orient, Andrew Murrison, serait dimanche à Téhéran pour plaider en faveur d'"une désescalade urgente".
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Les tensions entre Washington et Téhéran ne cessent de monter depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran, privant ce pays des bénéfices économiques escomptés grâce à ce pacte dont la Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne font toujours partie, ainsi que l'Iran. Les tensions se sont intensifiées avec de récentes attaques contre des pétroliers dans le Golfe, imputées par Washington à Téhéran, qui dément toute implication.
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