Isolée à l'international, la Turquie veut améliorer ses relations avec la Grèce
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Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est attendu à Athènes ce jeudi pour sa première visite en Grèce depuis 2017.
UMIT BEKTAS
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Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est attendu à Athènes ce jeudi pour sa première visite en Grèce depuis 2017.
UMIT BEKTAS
La Turquie cherche à recréer des liens avec sa voisine la Grèce. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est dit prêt ce mercredi 6 décembre à ouvrir « un nouveau chapitre » dans les relations entre les deux pays et à signer une déclaration « de bon voisinage ».
Il est vrai que les relations entre la Grèce et la Turquie, à la fois rivaux historiques et partenaires au sein de l'Otan, ont subi quelques tensions ces dernières années. Notamment autour de la délimitation du plateau continental des îles grecques en mer Egée qui les sépare, et des zones d'exploitation maritime. Mais depuis le terrible séisme qui a ravagé la Turquie en février, le président Erdogan et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis ont affiché leur volonté d'œuvrer pour la normalisation des relations entre leurs pays.
Kyriakos Mitsotakis joue également la carte de l'apaisement. Tout en rappelant « les grands différends territoriaux », il s'est dit fin septembre prêt à « trouver une solution sur la base du droit international ».
Le président turc est d'ailleurs attendu à Athènes ce jeudi. Ce sera sa première visite en Grèce depuis 2017. Accompagné de nombreux ministres, il doit y rester six heures.
Outre un entretien avec la présidente de la République hellénique Katerina Sakellaropoulou, il doit rencontrer Kyriakos Mitsotakis avant la signature d'accords bilatéraux et une réunion du Haut conseil de coopération bilatérale. Ce sera la première réunion de cet organe depuis 2016, ce qui constitue déjà « une étape positive » dans le rapprochement de deux pays, selon une source diplomatique grecque à l'AFP.
Cette main tendue de la Turquie intervient dans un contexte où le pays est « entièrement isolé » sur la scène internationale. « Votre seul véritable ami est l'Azerbaïdjan », a déclaré ce mercredi le rapporteur sur la Turquie au Parlement européen Nacho Sanchez Amor, lors d'une conférence de presse organisée à Istanbul. Il lui a par ailleurs conseillé d'abandonner les discours agressifs si elle veut développer ses relations avec l'Union européenne. « Nous attendons un nouveau ton et des signes de réengagement de la part de la Turquie », a-t-il ajouté.
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Le chef de l'Etat turc s'en est à plusieurs reprises pris à l'Occident lors de sa campagne électorale en mai et a profité d'une visite en Allemagne le mois dernier pour condamner le soutien de Berlin à Israël dans sa guerre contre le Hamas. Mais l'UE n'est pas rancunière. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell et le commissaire européen en charge des pays voisins de l'UE, Oliver Varhelyi, ont proposé la semaine dernière de repartir sur de nouvelles bases et d'améliorer le dialogue et la coopération avec Ankara. L'UE veut aussi discuter avec la Turquie de la meilleure façon d'empêcher la Russie de contourner les sanctions décidées par les Occidentaux, avaient indiqué les deux responsables européens. « Malgré la situation actuelle, l'UE est prête à s'engager dans d'autres domaines pour faire avancer les relations », a même précisé Nacho Sanchez Amor.
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Quant aux négociations pour que la Turquie rejoignent les Vingt-Sept - le pays a le statut de candidat depuis 1999 - elles sont gelées depuis 2018. Et il faudra encore du temps et beaucoup d'apaisement pour qu'elles reprennent.
(Avec AFP)
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