Israël : la lutte contre l’oubli du sort des otages
Nathalie Hamou correspondante à Tel-Aviv
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gaza.
© LTD / REUTERS/Amir Cohen
Nathalie Hamou correspondante à Tel-Aviv
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Gaza.
© LTD / REUTERS/Amir Cohen
Comment marquer en ce lundi Pessah, la Pâque juive, une fête célébrée en famille tant par les laïques que par les religieux, pour commémorer la fin de l'esclavage des Hébreux, quand 133 otages israéliens (dont moins de 100 estimés en vie), restent prisonniers du Hamas depuis près de deux cents jours dans la bande de Gaza ?
Pour les familles des otages, la « fête de la liberté », l'une des plus importantes du calendrier juif, est aussi l'occasion de lancer un énième appel à leur gouvernement et de rappeler au monde le triste sort de leurs proches.
Deux jours avant que le déluge de drones et de missiles iraniens ne s'abatte sur le pays, le Forum des familles des otages et disparus a organisé une simulation de repas de Pessah autour de grandes tablées vides dans le réfectoire dévasté du kibboutz Nir Oz, l'un des villages martyrs du massacre du 7 octobre perpétré par le Hamas, avec 46 personnes assassinées et 71 kidnappées. Lundi soir, près de 500 membres du kibboutz Be'eri, un autre village frontalier de Gaza meurtri par les attaques terroristes survenues voilà six mois le jour d'une autre grande fête juive (Soukkot), se réuniront sur l'esplanade du musée de Tel-Aviv, rebaptisée « place des otages », au pied du quartier général de Tsahal, pour lire à haute voix le récit symbolique de la sortie d'Égypte des Hébreux.
À lire également
Ces derniers jours, la menace venue de Téhéran s'est brutalement imposée sur le devant de la scène, au risque d'éclipser le sort des captifs et la guerre à Gaza. Dès le lendemain de l'attaque iranienne, le collectif des familles des otages a réagi. « La plupart des Israéliens viennent de passer une nuit blanche, remplis d'anxiété, indiquait leur communiqué. Cependant, ils étaient chez eux, sachant que l'État d'Israël s'efforçait de les protéger. Les peurs et les émotions que nous avons tous ressenties sont pâles en comparaison de la terreur, de l'effroi, du désespoir [...] que les 133 otages détenus par le Hamas endurent depuis cent quatre-vingt-dix jours et nuits. »
Nathalie Hamou correspondante à Tel-Aviv