Alors que l'escalade militaire entre Israël et l'Iran s'intensifie, Donald Trump prévient que toute attaque contre les États-Unis entraînerait une réponse militaire sans précédent. Le président américain dit pourtant croire en une sortie de crise négociée.La tension monte au Proche-Orient... et à Washington. Dans un message publié dimanche matin sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a adressé une mise en garde explicite à l'Iran : « Si nous sommes attaqués de quelque manière que ce soit par l'Iran, toute la force et la puissance des forces armées américaines s'abattront sur vous à des niveaux jamais vus auparavant ». Une déclaration du président américain qui survient alors que l'Iran a riposté par des tirs de missiles meurtriers à une nouvelle vague de frappes israéliennes sur ses infrastructures nucléaires et militaires, entraînant la mort d'au moins 13 personnes selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
Le président américain affirme par ailleurs que les États-Unis « n'ont rien à voir » avec ces opérations israéliennes, tout en reconnaissant avoir été informé en amont de l'offensive. Celle-ci a ciblé plusieurs sites sensibles dès vendredi, tuant selon Téhéran des dizaines de personnes, dont des scientifiques du nucléaire et des commandants de l'armée. Pour l'Iran, dans une déclaration transmise dimanche, Israël « a franchi une nouvelle ligne rouge »e en attaquant les sites nucléaires iraniens.
Un affrontement sans précédent depuis des décénnies
Dimanche marquait le troisième jour d'un affrontement militaire direct, sans précédent depuis des décennies, entre les deux puissances régionales. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis de frapper « toutes les cibles du régime des ayatollahs ». À ce stade, l'engagement américain reste cantonné à des avertissements. Mais la ligne rouge tracée par Donald Trump pourrait rapidement transformer une guerre régionale en conflit à portée mondiale si l'Iran décidait de viser des intérêts ou des bases américaines.
Malgré cette posture belliqueuse, le président américain laisse entrevoir une possible sortie de crise diplomatique. « Nous pouvons facilement parvenir à un accord entre l'Iran et Israël et mettre fin à ce conflit sanglant ! », a-t-il déclaré. Cette position, ambiguë, rappelle les paradoxes de son premier mandat : retrait brutal de l'accord nucléaire de 2015 en 2018, puis appels récurrents au dialogue... sous condition de soumission.
Vendredi déjà, Donald Trump avait exhorté Téhéran à conclure un accord, faute de quoi il serait exposé à des « attaques encore plus brutales » de la part d'Israël.