Italie : le référendum sur l'exploitation d'hydrocarbures en mer échoue

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L'Italie importe 90% de ses besoins énergétiques et les gouvernements qui se sont succédés ont envisagé de relancer la production nationale d'hydrocarbures afin de réduire la dépendance de la Péninsule vis-à-vis de fournisseurs étrangers comme le géant russe Gazprom.
L'Italie importe 90% de ses besoins énergétiques et les gouvernements qui se sont succédés ont envisagé de relancer la production nationale d'hydrocarbures afin de réduire la dépendance de la Péninsule vis-à-vis de fournisseurs étrangers comme le géant russe Gazprom. (Crédits : Reuters)
La consultation populaire sur l'opportunité de renouveler les autorisations d'exploitation des plates-formes de pétrole et de méthane en mer n'a pas atteint le quorum requis pour qu'elle soit valide. Pour Matteo Renzi, qui avait appelé à l'abstention, c'est un succès.

Les Italiens, appelés aux urnes dimanche 17 avril pour un référendum sur les forages pétroliers et gaziers en mer, ont finalement fait le choix de l'abstention. A la fermeture des bureaux de vote, à 23h00, le ministère de l'Intérieur a annoncé que la participation était inférieure aux 50% requis pour que la consultation soit jugée valide.

Un référendum demandé par les régions

Le référendum portait sur la question de savoir si l'Italie doit cesser de renouveler les permis d'exploitation des plates-formes en mer à moins de 20 km de la côte. Aucune nouvelle concession de forage n'est délivrée actuellement, mais le gouvernement estime que les contrats déjà passés doivent pouvoir rester en vigueur.

Lire: Pétrole et méthane: les Italiens se prononcent sur la durée des extractions en mer

Le référendum avait été obtenu par plusieurs assemblées régionales dont la plupart sont dirigées par le Parti démocrate (PD, centre gauche) du président du Conseil italien, Matteo Renzi. Celui-ci avait néanmoins appelé la population à bouder les urnes, ne jugeant pas ce référendum utile et estimant même qu'il aurait pu nuire à l'activité économique. L'invalidation de la consultation est donc un succès pour lui.

Une production dérisoire

L'Italie importe 90% de ses besoins énergétiques et les gouvernements qui se sont succédés ont envisagé de relancer la production nationale d'hydrocarbures afin de réduire la dépendance de la Péninsule vis-à-vis de fournisseurs étrangers comme le géant russe Gazprom.

Actuellement, on compte 69 concessions de prospection dans les eaux territoriales italiennes, la plupart concernant le gaz, indique le ministère de l'Industrie. Sur ce total, 44 se trouvent à moins de 20 km des côtes, et la plupart sont attribuées à la société italienne d'hydrocarbures ENI. La production pétrolière dans la zone maritime de 20 km représente actuellement 1% de la consommation de l'Italie et la production gazière 3% de la consommation du pays.

(Avec Reuters)

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