Nigeria : élection présidentielle sous tension

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Le président sortant Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection, doit voter dans sa ville natale d'Utuoke, dans l'Etat de Bayelsa (sud).
Le président sortant Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection, doit voter dans sa ville natale d'Utuoke, dans l'Etat de Bayelsa (sud). (Crédits : reuters.com)
La principale économie d'Afrique doit élire son prochain président sur fond de corruption, chute des cours du pétrole et les victimes de Boko Haram.

Alors que le pays doit élire son prochain président ce samedi, au cours du scrutin le plus serré de l'histoire du pays le plus peuplé d'Afrique, au moins 15 personnes auraient été tuées dans l'attaque de deux bureaux de vote dans le nord-est du Nigeria, selon un habitant et un responsable du scrutin. De quoi alourdir le bilan des 25 victimes de la secte islamiste Boko Haram à Buratai, village isolé du nord-est du Nigeria, que le gouverneur de l'Etat de Borno a annoncé samedi.

Les hommes armés ont attaqué les villages de Birin Bolawa et Birin Funali, dans l'Etat de Gombe, souvent ciblés par les islamistes par le passé. Abubakar Shekau, le chef du groupe islamiste armé Boko Haram, avait menacé, le mois dernier, de faire échouer le processus électoral, qu'il considère comme "non conforme à l'Islam", dans une vidéo postée sur Twitter. "Ces élections n'auront pas lieu, même si nous sommes tués. Même si nous ne sommes plus en vie, Allah ne vous le permettra jamais", avait-il proféré.

Le président sortant Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection, doit voter dans sa ville natale d'Utuoke, dans l'Etat de Bayelsa (sud). Malgré un bilan difficile à défendre, il demande à ses concitoyens de lui accorder un second mandat pour mener à bien ses projets en cours.

Corruption

Son principal opposant, l'ancien général Muhammadu Buhari, doit déposer son bulletin dans l'urne de son fief de Daura, dans l'Etat de Katsina, où des balais de paille, le symbole de changement du Congrès Progressiste (APC, opposition), ornaient les rues. Celui qui a gouverné le Nigeria d'une main de fer à la tête d'une junte militaire, au milieu des années 80, promet de combattre la corruption et l'insécurité avec poigne mais en "démocrate converti".

Fraude

Une myriade d'observateurs internationaux ont été déployés dans le pays pour s'assurer du bon déroulement du scrutin, sachant que la fraude électorale s'avère être un problème récurrent.

(In)sécurité

Sur le plan sécuritaire, même si Boko Haram est en perte de vitesse, le groupe islamiste, désormais allié à l'organisation Etat islamique, a menacé de perturber l'élection et a prouvé ces dernières semaines avoir encore la capacité de mener des attentats-suicides meurtriers.

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