Plus récemment, le scandale "OpenLux", révélé par plusieurs médias européens, montre que le Luxembourg reste une plaque tournante majeure de l'évasion fiscale, au cœur même de l'UE, malgré l'éclatement de sulfureuses affaires dans la presse étrangère...
Reuters
L'évitement fiscal des multinationales favorise les concentrations
Outre le manque à gagner pour les États, l'optimisation fiscale favorise grandement les concentrations des multinationales, rappellent plusieurs économistes membres du CEPII.
La pandémie ravive les débats sur la fiscalité internationale. Dans un article du CEPII (Centre d'études prospectives et d'informations internationales) dévoilé ce lundi 15 février, plusieurs économistes pointent les limites des stratégies fiscales des États en matière de concurrence internationale.
L'évitement des entreprises, accentué par la concurrence fiscale entre les pays, fausserait la concurrence et favoriserait les phénomènes de concentration.
À ce sujet, la présidente de la Commission Européenne Margrethe Vestager avait fulminé au lendemain de l'annulation de la condamnation d'Apple à verser 13 milliards d'euros par la justice européenne.
"Si les États-membres accordent à certaines entreprises multinationales des avantages fiscauxqui ne bénéficient pas à leurs concurrents,cela nuit à la concurrence loyale dans l'Union européenne[...] en violation des règles en matière d'aides d'État."
Plus récemment, le scandale "OpenLux", révélé par plusieurs médias européens, montre que le Luxembourg reste une plaque tournante majeure de l'évasion fiscale, au cœur même de l'UE, malgré l'éclatement de sulfureuses affaires dans la presse étrangère et française depuis plusieurs années.
Une baisse accrue du taux d'imposition effectif aux États-Unis chez les géants
Prix de transfert, sociétés écrans, surfacturation... les pratiques d'optimisation fiscale, légales ou illégales, sont souvent le fait de grandes entreprises, rappellent les économistes. Elles seules peuvent prendre en charge les coûts relatifs à ces stratégies agressives.
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En examinant les bilans des firmes américaines sur les trois dernières décennies, les chercheurs montrent que l'évitement fiscal a permis de faire baisser le taux effectif d'imposition en pourcentage du profit de l'ordre de 13,7 pointspour passer de 35,1% en 1991 à 21,4% en 2017 pour les entreprises leader dans leur secteur. Pour les autres entreprises, le taux effectif a baissé de 11 points environ.