L’unité d’Israël mise à l’épreuve de la guerre
Nathalie Hamou
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Benyamin Netanyahou, le Premier ministre d'Israël.
ABIR SULTAN/Pool via REUTERS
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Benyamin Netanyahou, le Premier ministre d'Israël.
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Après plus de 110 jours de guerre contre le Hamas, les Israéliens donnent toujours la priorité à l'unité du pays. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, reste solidement installé à la tête du cabinet de guerre, qu'a rejoint le parti Unité nationale (centre droit) de Benny Gantz après le massacre de civils perpétré le 7 octobre par le Hamas sur le sol israélien. La coalition au pouvoir formée par le Likoud et ses alliés religieux ou d'extrême droite, dont le parti Force juive, dirigé par le suprémaciste et ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, n'a pas changé.
« Plus de 60 % d'Israéliens juifs estiment que le parti Unité nationale doit rester au gouvernement », révèle une étude de l'Institut pour la démocratie israélienne (IDI) parue mercredi. Un sondage publié cette semaine par le quotidien israélien Maariv indique même que, pour 52 % des Israéliens, Benny Gantz conviendrait mieux au poste de Premier ministre, contre 32 % pour Bibi Netanyahou.
Mais cette préférence ne remet pas en question la politique menée par le cabinet. Les Israéliens juifs interrogés par l'IDI sont également quelque 60 % à s'opposer à un accord « pour libérer les otages en échange d'un cessez-le-feu et de la libération des prisonniers palestiniens ».
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« Les Israéliens éprouvent de la frustration et du chagrin, le soutien au camp Netanyahou décline, mais on ne voit pas de traduction électorale en faveur du centre gauche », explique la politologue de l'IDI Tamar Herrmann, confirmant que pour le moment la question d'un changement de gouvernement ne se pose pas.
Nathalie Hamou