La Californie défie Trump et promet une électricité "100% propre" d'ici 2045
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Le gouverneur de Californie Jerry Brown.
ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Le gouverneur de Californie Jerry Brown.
ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
La Californie fait, encore une fois, office de pionnière dans le domaine environnemental. L'État américain, cinquième puissance économique mondiale et fer de lance de la lutte contre le changement climatique, s'est officiellement engagé, lundi 10 septembre, à produire une énergie "100% propre" d'ici 27 ans. Dans le détail, la loi adoptée par les élus californiens prévoit que toute l'électricité passant par le réseau de l'État aura un "bilan carbone neutre" d'ici l'an 2045.
Par ailleurs, d'ici 2025, 50% de sa production électrique devra provenir de sources d'énergie renouvelables (solaire, éolien, géothermie...) et 60% d'ici 2030. Le reste de la production d'énergie pourrait aussi être fourni par d'autres sources à condition qu'elles ne rejettent pas de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (nucléaire, centrales au gaz dotées de systèmes de récupération du CO2 émis...)
"Avec cette loi, la Californie est sur les rails pour remplir les objectifs de l'accord de Paris et même aller au-delà", s'est félicité Jerry Brown, gouverneur démocrate de l'État de la côte ouest et écologiste convaincu, avant de signer la loi adoptée par les parlementaires californiens. "Ce ne sera pas facile, ce ne sera pas immédiat, mais ce doit être fait", a souligné le gouverneur de la Californie, deuxième État américain - après Hawaï directement menacé par la montée des eaux du Pacifique induite par le changement climatique - à se doter d'une politique aussi volontariste.
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À travers cette décision, l'État le plus peuplé des États-Unis (40 millions d'habitants) s'inscrit encore davantage comme le chef de file de la résistance écologique contre Donald Trump. Pour cause, au niveau fédéral, l'administration républicaine du président américain s'est officiellement retirée en 2017 de l'accord de Paris qui avait été formellement signé l'année précédente par son prédécesseur démocrate Barack Obama. Cet accord sur le climat, signé en décembre 2015 par près de 190 pays, vise à limiter l'augmentation de la température de l'atmosphère en deçà de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Objectif : éviter des catastrophes climatiques à grande échelle.
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Sous l'influence de Jerry Brown, défenseur des énergies renouvelables depuis son premier mandat de gouverneur dans les années 1970, la Californie - épaulée par seize autres États - a réagi à la décision de Donald Trump en reprenant le flambeau de la lutte contre le changement climatique. Le territoire a ainsi décidé de réduire coûte que coûte les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis quitte à poursuivre en justice l'administration fédérale.
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Outre la protection de l'environnement, cette nouvelle législation va aussi "doper l'économie" de la Californie et "créer des dizaines de milliers d'emplois", précise-t-il.
La production d'électricité représente à l'heure actuelle 16% des émissions de gaz à effet de serre de la Californie.
(Avec AFP)
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