La Chine réduit de nouveau le taux de réserves obligatoires

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L'annonce intervient quatre jours après la publication des chiffres officiels du produit intérieur brut (PIB) du premier trimestre, qui ont montré un nouveau ralentissement de la croissance à 7% en rythme annuel, son plus bas niveau depuis six ans.
L'annonce intervient quatre jours après la publication des chiffres officiels du produit intérieur brut (PIB) du premier trimestre, qui ont montré un nouveau ralentissement de la croissance à 7% en rythme annuel, son plus bas niveau depuis six ans. (Crédits : © Petar Kujundzic / Reuters)
La banque centrale chinoise a annoncé dimanche la nouvelle mesure, censée soutenir le crédit et la croissance. Il s'agit de la deuxième réduction de ce taux en deux mois.

Nouvelle intervention de la banque centrale chinoise pour stimuler l'économie. La Banque populaire de chine (PBoC) a annoncé dimanche 19 avril une nouvelle baisse du taux de réserves obligatoires imposé à l'ensemble du secteur bancaire, dans le but d'injecter des liquidités supplémentaires dans l'économie pour soutenir le crédit et la croissance.

Il s'agit de la deuxième mesure de ce type en deux mois.

Nouveau ralentissement de la croissance

La PBoC a réduit le taux de réserves obligatoires de 100 points de base à 18,5%. Cette mesure prend effet lundi 20 avril, a-t-elle précisé dans un communiqué.

L'annonce intervient quatre jours après la publication des chiffres officiels du produit intérieur brut (PIB) du premier trimestre, qui ont montré un nouveau ralentissement de la croissance à 7% en rythme annuel, son plus bas niveau depuis six ans. Plombée par une crise de son marché immobilier, par des surcapacités de production et par un endettement excessif des collectivités locales, la Chine devrait voir sa croissance retomber à 7% sur l'ensemble de cette année, ce qui constituerait sa plus mauvaise performance depuis 25 ans, contre 7,4% en 2014, malgré les mesures de soutien attendues.

Une mesure qui pourrait libérer au moins 150 milliards d'euros

Le 4 février, la banque centrale avait abaissé le taux de réserves obligatoires de 50 points de base, sa première réduction pour l'ensemble du secteur depuis mai 2012. La nouvelle baisse, la plus forte depuis 2008, au plus fort de la crise mondiale, reflète la volonté de la banque centrale chinoise de prendre des mesures plus radicales pour prévenir un ralentissement brutal de l'économie chinoise.

"L'ampleur de la baisse est plus importante qu'attendu", observe Chen Kang, analyste chez Shenwan Hongyuan Securities:

"Elle va libérer au moins 1.000 milliards de yuans (150 milliards d'euros)."

Une réduction supplémentaire pour  les coopératives de crédit rurales et les banques agricoles

La baisse du taux de réserves annoncée dimanche pour l'ensemble du secteur bancaire est complétée par une réduction supplémentaire de 100 points de base pour les coopératives de crédit rurales et les banques agricoles, et de 200 points pour la China Agricultural Development Bank, l'un des principaux acteurs du marché bancaire en Chine.

La PBoC a également réduit à deux reprises ses taux d'intérêt depuis novembre, mais alors que les taux du marché monétaire ont baissé, la distribution de crédit aux entreprises ne semble pas avoir beaucoup augmenté pour autant.

Les cours du pétrole en hausse, la Bourse de Shangai en baisse

Lundi, la mesure montrait ses premiers effets. Les cours du pétrole s'appréciaient dans les échanges électroniques en Asie, sous l'effet conjugué de la nouvelle mesure de soutien à la croissance, mais aussi de la réduction du nombre de puits de forage aux Etats-Unis.

En revanche, malgré l'annonce de la PBoc, la Bourse de Shanghai ouvrait en baisse. Dans les premiers échanges, l'indice composite shanghaïen perdait 0,44%, ou 18,74 points, à 4.268,56 points.

(avec Reuters)

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a écrit le 21/04/2015 à 4:28 :
@Mariah, Si les investisseurs francais vont en Chine parcequ'ils n'ont pas d'autres options alors la je suis assez d'accord avec vous, c'est minable. Mais ce serait pareil ailleurs. Par contre investir,comme je l'ai fait il y a 20 ans maintenant pour conquerir un marche, la, ca demande bcp de reflexion et de tenacite. Mais le resultat est la aussi et dans mon domaine, ma petite entreprise est devenue un leader incontournable sur le marche chinois....Cela dit, il faut rester tres vigilant et l'annonce de la BPOC n'inaugure pas de bonnes nouvelles. La Bourse de Shanghai est hyper speculative et est montee bcp trop vite et surtout bcp trop haut. Couplee avec la crise de l'immobilier, et l'endettement des collectivites locales, il faut s'attendre dans les prochains mois a un crash monumental ici qui ne sera pas sans consequences sur le Japon, l'Australie, l'Europe et bien sur les USA. Le deuxieme round de la crise des subprimes demarrera ici.
a écrit le 20/04/2015 à 10:51 :
La Chine est une grande illusion mais les investisseurs français, sans plus d'options pour aller chercher une croissance aussi illusoire, ne le savent pas. Tous les chiffres produits aujourd’hui par les économistes montrent que là où ça compte, les Chinois en sont encore très loin. Si vous observez les proportions nationales des ménages de milliardaires dans le monde en 2012: États-Unis, 42.5%; Japon, 10.6%; Chine, 9.4%; Grande-Bretagne, 3.7%; Suisse, 2.9%; Allemagne, 2.7%; Taiwan, 2.3%; Italie, 2.1%; France, 1.8%. Donc en termes de puissance économique, les États-Unis s’en sortent bien. Les patrons français devraient tourner leur yeux vers les États-Unis et pas à la Chine, mais dès qu'on est des investisseurs myopes de naissance...
Réponse de le 20/04/2015 à 11:17 :
C'est en choux constants, ou corrigé de la vitesse du vent..??
Réponse de le 20/04/2015 à 11:20 :
investir dans un pays qui n'est pas une démocratie .... non merci ... c'est trop risqué !
Réponse de le 20/04/2015 à 21:22 :
Si la Chine est une grande illusion, alors la France ça n'existe pas, c'est un cauchemard. Trop facile cette habitude folle qu'on certains de dénigrer les autres pays, juste pour se sentir bien chez soi...
a écrit le 20/04/2015 à 10:09 :
c'est une sorte de fuite en avant ?
Réponse de le 20/04/2015 à 16:07 :
C'est une mode de notre temps, pas de responsabilité et le suicide comme politique.

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