Chine : une journaliste économique condamnée à 7 ans de prison

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Le 8 mai dernier, cette intellectuelle, récompensée par plusieurs prix internationaux, était apparue à la télévision d'Etat chinoise, dans un reportage où elle admettait ses fautes. Mais, a-t-elle expliqué plus tard à ses avocats, ces aveux lui ont été extorqués.
Le 8 mai dernier, cette intellectuelle, récompensée par plusieurs prix internationaux, était apparue à la télévision d'Etat chinoise, dans un reportage où elle admettait ses fautes. Mais, a-t-elle expliqué plus tard à ses avocats, ces aveux lui ont été extorqués. (Crédits : BOBBY YIP)
Il lui est reproché d'avoir divulgué des "secrets d'Etat". L'ancienne rédactrice en chef-adjointe du magazine Economics Weekly avait été arrêtée fin avril 2014 lors d'une vague de mises à l'écart de militants des droits de l'Homme à l'approche du 25e anniversaire de la répression de Tiananmen.

Les appels d'organisations de défense des droits de l'Homme en sa faveur n'ont pas suffi. Gao Yu, une journaliste chinoise renommée, déclarée coupable d'avoir diffusé des "secrets d'Etat", a été condamnée vendredi à Pékin à sept ans de prison.

La sentence a été annoncée par le tribunal, sur son compte officiel de microblogs, et confirmée par l'avocat de la condamnée.

La lourde peine qui lui a été infligée vient confirmer que le régime du président Xi Jinping n'est prêt à accorder aucun répit aux intellectuels porteurs d'idées réformistes, jugés dangereux pour le maintien au pouvoir du Parti communiste.

Arrêtée fin avril 2014

Gao Yu, 71 ans, avait comparu à huis clos en novembre, pour des accusations dont elle se disait innocente. La presse étrangère s'était vu interdire l'accès au tribunal.

Cette ancienne rédactrice en chef-adjointe du magazine Economics Weekly avait été arrêtée fin avril 2014 lors d'une vague de mises à l'écart de militants des droits de l'Homme à l'approche du 25e anniversaire de la répression de Tiananmen. La journaliste était accusée "d'avoir transmis des secrets d'Etat à des sources en dehors de la Chine", avait indiqué la police de Pékin.

Un document interne du Parti communiste transmis aux Etats-Unis?

Plus précisément, selon l'organisation Human Rights Watch (HRW), on lui reproche d'avoir transmis à un site internet basé aux Etats-Unis un document interne du Parti communiste chinois qui prônait un renforcement de la censure contre les idées réformistes.

Le 8 mai dernier, cette intellectuelle, récompensée par plusieurs prix internationaux, était apparue à la télévision d'Etat chinoise, dans un reportage où elle admettait ses fautes. Mais, a-t-elle expliqué plus tard à ses avocats, ces aveux lui ont été extorqués.

(Avec AFP)

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a écrit le 17/04/2015 à 14:09 :
On aura beau nous présenter la Chine comme un modèle de croissance, il n'en reste pas moins que c'est une dictature. Pour le moins curieuse, idéologiquement communiste et économiquement capitaliste. Les US sont capitalistes, néo-libéraux ET impérialistes ce qui est une autre forme de dictature tout aussi dangereuse que celle de la Chine. Chez nous, c'est la social démocratie mâtinée de néo libéralisme. Un hybride sans goût ni saveur, moins pire que les autres... mais un système tout de même qui enferme, encadre, contrôle, foule les libertés.... Vive l'anarchie, la vraie.
Réponse de le 17/04/2015 à 14:51 :
EXAT???
Réponse de le 17/04/2015 à 14:58 :
Vous avez absolument raison dans votre analyse. Je vous aurais bien proposer de venir chez les bisounours, mais il n'y a plus de place.

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