La Fed maintient ses taux et les relèvera probablement en mars
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Mis à jour à 22h
La Réserve fédérale a maintenu mercredi les taux d'intérêt à court terme - entre 0% et 0,25% - et a annoncé son intention de les relever à la mi-mars, ultime étape pour suspendre les mesures de relance de l'économie au regard de l'inflation qui a atteint le niveau record de 7% en décembre sur un an.
"Avec une inflation bien supérieure à 2% et un marché du travail solide, le Comité s'attend à ce qu'il soit bientôt approprié de relever la fourchette cible du taux", a indiqué l'institution dans un communiqué.
La banque centrale a toutefois approuvé une dernière salve d'achats d'actifs, qui mettra fin à ce programme de relance d'ici mars. Les membres du comité de la Fed (FOMC) ont aussi discuté lors de leur réunion de deux jours de la manière et du moment pour réduire le portefeuille de titres détenus par la Fed, qui s'élève à de 9.000 milliards de dollars (7.875 milliards d'euros). Il a plus que doublé depuis mars 2020, en raison de l'assouplissement de la politique monétaire pour soutenir l'économie américaine durant la crise sanitaire du Covid-19.
Lors de la conférence de presse qui a suivi la fin de la réunion du comité, son président, Jerome Powell, a déclaré que la banque centrale ajusterait sa politique en gardant l'esprit ouvert, avec pour objectif d'éviter de favoriser l'ancrage d'une inflation durablement élevée. "À ce stade, nous n'avons pris aucune décision sur la trajectoire de la politique monétaire", a-t-il indiqué, ajoutant: "Je souligne encore une fois que nous serons humbles et souples."
Jerome Powell a également déclaré que la Fed disposait "d'une certaine marge de manœuvre pour relever les taux d'intérêt sans menacer le marché du travail".
La Fed a par ailleurs signalé une réduction des contraintes d'approvisionnement, ce qui devrait contribuer à ralentir l'inflation. Fin novembre, Jerome Powell avait renoncé à qualifier de "transitoire" l'accélération de la hausse des prix, qui a atteint en décembre aux Etats-Unis son plus haut niveau depuis 40 ans. "Les déséquilibres entre l'offre et la demande liés à la pandémie et la réouverture de l'économie ont encore favorisé des niveaux élevés d'inflation", constate la Fed.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

latribune.fr