La France renonce à la livraison controversée de bateaux aux garde-côtes libyens
AFP

Un bateau de la garde-côte libyenne photographié sur le front de mer de Sabratha, en Libye, le 21 novembre 2018.
Reuters
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Un bateau de la garde-côte libyenne photographié sur le front de mer de Sabratha, en Libye, le 21 novembre 2018.
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La France a renoncé à la livraison controversée de six navires à la Libye pour renforcer le contrôle de ses côtes, en raison de "la situation" dans le pays, a appris l'AFP lundi de sources concordantes.
Le don de ces six embarcations rapides, des semi-rigides Sillinger de 12 mètres, avait été annoncé par la ministre française des Armées Florence Parly en février.
"Si la cession a été un temps envisagée au bénéfice de la Libye, la ministre a finalement décidé de ne pas livrer les embarcations à cet État", écrit le 26 novembre le ministère des Armées dans un mémoire envoyé à la Cour administrative d'appel de Paris, saisie par huit ONG qui demandaient l'annulation de cette livraison.
"Ainsi, les conclusions à fin d'annulation de la décision du ministère des Armées [...] ont perdu leur objet", peut-on encore lire dans ce document dont l'AFP a obtenu copie.
Plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays est actuellement secoué par le conflit armé entre les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est, et son rival installé à Tripoli, le Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.
La décision de ne pas livrer les embarcations constitue "une victoire importante" obtenue "grâce à la pression publique" et doit "marquer un tournant dans les relations de la France avec la Libye en matière de politique migratoire", a réagi auprès de l'AFP Lola Schulmann, chargée des questions migratoires chez Amnesty International, une des ONG qui avaient saisi la justice administrative en avril.
Elles demandent désormais à Paris de poser "des conditions strictes à toute coopération bilatérale et européenne avec la Libye afin que les droits et la sécurité" des migrants "soient garantis et respectés".
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État
libyen dans le processus de consolidation de l'État
de droit et de reconstruction des capacités militaires de sa marine nationale".Selon le ministère, il n'existait donc pas de "lien suffisamment direct" entre le don de ces embarcations et la défense des migrants pour justifier le recours des ONG.
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