La levée du blocus sur les céréales ukrainiennes est « une question de vie ou de mort », selon Josep Borrell (UE)
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Des silos à grain à Odessa.
Reuters
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Des silos à grain à Odessa.
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Un accord entre Russes, Turcs, Ukrainiens et l'ONU sur l'exportation de céréales depuis la mer Noire semble pointer à l'horizon. C'est ce qu'avait annoncé le ministre turc de la Défense mercredi dernier. Ce lundi, Hulusi Akar évoque une nouvelle rencontre - sûrement à Istanbul - suivie d'une probable officialisation cette semaine. Pour le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, il s'agit ni plus ni moins que d'une « question de vie ou de mort ». Josep Borrell dit avoir « espoir » que l'accord en question soit trouvé cette semaine.
« La vie de (...) dizaines de milliers de personnes dépend de cet accord » en cours de négociation qui pourrait permettre l'envoi par la mer Noire de 20 millions de tonnes de céréales bloquées sur les côtes ukrainiennes par le blocus qu'impose la marine russe à tous les ports ukrainiens.
Dans l'intérêt des Russes, un tel accord devrait faciliter les exportations russes de céréales et d'engrais rendus complexes par les sanctions occidentales sur l'économie russe. L'Union européenne compte toutefois poursuivre sa pression sur Moscou avec de nouvelles sanctions en préparation comme l'a confirmé Josep Borrell. « Certains dirigeants européens ont déclaré que les sanctions étaient une erreur, une faute. Je ne pense pas que ce soit une erreur, c'est ce que nous devons faire, et nous continuerons à le faire », a répliqué Josep Borrell au Premier ministre hongrois Viktor Orban qui considère que l'économie européenne s'est tirée « une balle dans les poumons » avec ses sanctions.
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De son côté, Moscou parle d'une version « finale » de cet accord agricole qui sera discutée cette semaine lors d'une réunion organisée par la Turquie. La Russie et l'Ukraine représentent deux immenses producteurs agricoles et particulièrement céréaliers. Ils sont respectivement les deuxième et quatrième exportateurs de blé dans le monde, qu'ils vendent massivement aux pays du monde arabe et en Afrique. La suspension de ces exportations consécutivement à la guerre a fait flamber les cours agricoles et fait craindre des pénuries alimentaires graves dans les régions pauvres et arides du monde.
(Avec AFP)
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