La Nasa vise (à nouveau) la Lune avec le programme Artémis

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(Crédits : Carlos Barria)
Le patron de la Nasa a présenté jeudi 23 mai le calendrier du programme "Artémis" qui doit ramener des astronautes sur la surface lunaire pour la première fois depuis 1972.

Huit lancements de fusées et une mini-station en orbite lunaire d'ici 2024. Tels sont les contours d'Artemis, le programme spatial de la Nasa censé envoyer des astronautes sur la surface lunaire pour la première fois depuis 1972, soit 47 ans. L'administrateur de l'agence spatiale américaine a confirmé qu'Artémis 1 serait une mission non habitée autour de la Lune, planifiée pour 2020. Puis viendra Artémis 2, mission autour de la Lune avec des astronautes à bord, "en 2022 environ". Enfin, Artémis 3 emmènera des astronautes sur la Lune, dont la première femme à fouler le sol lunaire, en 2024 - ce serait l'équivalent de la mission Apollo 11, qui a emmené Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur la Lune en juillet 1969.

Ces trois missions Artémis seront lancées par la plus grande fusée de tous les temps, le Space Launch System (SLS), construite en ce moment mais dont le développement a pris beaucoup de retard, au point que le premier vol prévu en 2020 devrait être décalé, selon de nombreux experts. A son sommet se trouvera la capsule habitée Orion. A ces missions "100% Nasa" s'ajouteront cinq livraisons des éléments de la "Gateway", la mini-station en orbite lunaire qui attendra les astronautes et leur servira de point d'étape. Ces cinq lancements seront réalisés entre 2022 et 2024 par des sociétés spatiales privées, que la Nasa rémunèrera.

"Le but est d'aller vite"

La station sera dans un premier temps minuscule : un élément propulsion/énergie, et un petit élément d'habitation. En 2024, les astronautes en provenance de la Terre s'y amarreront. Puis ils descendront sur la Lune à bord d'un véhicule appelé atterrisseur, qui aura été livré à la station préalablement. Une partie de l'atterrisseur restera sur la Lune, et une autre leur permettra de redécoller afin de rejoindre la station, d'où les astronautes pourront remonter dans le vaisseau Orion et revenir sur Terre. Jim Bridenstine a annoncé jeudi que la Nasa avait choisi la firme Maxar pour construire le premier module de la station, celui qui fournira de l'énergie, grâce à de grands panneaux solaires.

Dans les prochains mois, la Nasa devra choisir qui construira l'alunisseur. Tous les grands groupes aérospatiaux, comme Boeing ou Lockheed Martin, mais aussi de nouveaux entrants comme Blue Origin, sont sur les rangs. "Nous ne posséderons pas le matériel, nous achèterons un service", a dit Jim Bridenstine de l'alunisseur. "Le but est d'aller vite". "Nous ne construisons pas une nouvelle Station spatiale internationale", a-t-il aussi prévenu. "Notre but final est d'aller sur Mars, et non d'être coincé sur la Lune".

18 autres lancements prévus

Contrairement au programme Apollo, la Nasa veut une présence durable sur la Lune. La station durera 15 ans, et l'agence spatiale veut, en partenariat avec d'autres agences spatiales et des sociétés privées, construire une infrastructure sur le sol lunaire pour extraire de l'eau, de l'oxygène et de l'hydrogène.

Lire aussi : La Nasa confirme la présence d'eau sur Mars

Le plan de la Nasa prévoit 18 autres lancements de SLS et de fusées privées jusqu'en 2028. Et Jim Bridenstine insiste sur le fait que la station orbitale sera ouverte à tous. "Peut-être qu'un milliardaire voudra utiliser la station pour aller sur la Lune avec son propre atterrisseur, car il pense qu'il y a des métaux précieux à certains endroits de la Lune", a-t-il suggéré. Mais un obstacle de taille reste à franchir: le Congrès n'a pour l'instant montré aucune intention d'accorder à la Nasa les crédits supplémentaires qu'elle a réclamés pour atteindre l'objectif de 2024.

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Commentaires
a écrit le 24/05/2019 à 21:28 :
Pourquoi retourner ?
Et je vous rappel que la lune est plate et n'a qu'une seule face !
Lors des eclipse elle passe sur la "tranche" avant de nous montrer la même face qui se retourne en même temps (en 2D) par effet quantique : Le spin chiral !
a écrit le 24/05/2019 à 17:28 :
Pour ceux qui aiment l'espace , tapez : Hugo lisoir sur youtube ,il fait une chronique chaque semaine sur l'actualité de l'espace.
a écrit le 24/05/2019 à 14:55 :
Et la famine dans le monde, les guerres, le terrorisme, la pauvreté généralisée, l'oligarchie stupide et apeurée font dire aux gens que franchement on gaspille du pognon dans des recherches inutiles de ce genre alors que c'est faux, c'est le propre de l'homme, chercher à aller toujours plus loin et que surtout rien ne nous l'enlève cette quête, jamais.

Maintenant on peut se dire qu'avec tous les dizaine de milliers de milliards planqués illégalement dans les paradis fiscaux on pourrait faire les deux, apaiser l'humanité et conquérir enfin l'univers.

Mais bon c'est tellement important que les banques suisses creusent toujours plus profond pour entasser les lingots hein... Tels les Shadoks.
Réponse de le 24/05/2019 à 15:43 :
il y a 7 millards d humain (bientot 10) et au moins 6 sont misereux. Donc meme si on expropriait tous les riches ca ne suffirait pas pour mettre l humanite a l abri de la misere pendant bien longtemps (10 000 millards $/6 millards humain=1600 $ par personne -> ca va pas loin)
Réponse de le 24/05/2019 à 16:29 :
Qui parle d’exproprier les riches ?

JE parle juste de récupérer ces dizaine de milliers de milliards qui ne servent à rein dans les paradis fiscaux, les riches seraient encore largement bien portant avec leur argent légal hein !?

Même sur ce sujet, l'argent, tu comprends rien bon sang !

Signalé car pour moi une intervention à côté est forcément du trollage quand elle est systématiquement à côté.
Réponse de le 25/05/2019 à 12:03 :
"Signalé car pour moi une intervention à côté est forcément du trollage quand elle est systématiquement à côté."

Comme disait l'autre, qui voit la paille dans l'oeil du voisin...
a écrit le 24/05/2019 à 14:44 :
Notez tous bien ce magnifique calendrier. Et maintenant attendons les premières annonces de retards... 2024, c'est dans 5 ans. Aujourd'hui la Nasa n'a presque rien. Elle peut-être le lanceur lourd avec Falcon Heavy, car le reste est à la traîne. Quant au vaisseau et surtout l'atterrisseur, tout ou presque reste à faire ! C'est une annonce pour faire plaisir à Trump et obtenir les fonds. Plus tard, la réalité reprendra le dessus.

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