La Russie « va savoir ce que sont des représailles » : « Ce n'est que justice », clame Zelensky
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Gleb Garanich
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[Article publié le samedi 24 août 2024 à 11h02 et mis à jour à 14h11] La guerre est « de retour » en Russie, a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un discours diffusé samedi. La Russie voulait « nous détruire », mais la guerre est « revenue chez elle », a-t-il déclaré dans une vidéo à l'occasion de la Fête de l'Indépendance en Ukraine, qui a selon lui été enregistrée dans la zone frontalière d'où Kiev a lancé son incursion surprise en Russie.
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L'Ukraine commémore samedi son indépendance de l'Union soviétique, alors que la guerre avec Moscou se prolonge pour une troisième année. Elle a lancé, depuis le 6 août, des milliers de ses soldats à l'assaut de la région russe frontalière de Koursk, s'emparant de dizaines de localités et de plusieurs centaines de kilomètres carrés. De leur côté, les troupes russes continuent de gagner du terrain dans l'est de l'Ukraine, et affirment continuer à infliger de lourdes pertes aux Ukrainiens et empêcher leurs tentatives de percée en profondeur.
Le président ukrainien a précisé avoir publié cette vidéo tournée dans une zone forestière déserte de la région de Soumy, qu'il a visitée plus tôt cette semaine, affirmant qu'elle se trouvait à « quelques kilomètres » de l'endroit d'où les forces ukrainiennes ont lancé leur offensive.
Kiev « surprend une fois de plus », a affirmé le président, promettant que la Russie « va savoir ce que sont des représailles ».
En lançant son invasion au printemps 2022, « la Russie ne cherchait qu'une chose : nous détruire. Au lieu de cela, nous célébrons aujourd'hui la 33e Fête de l'Indépendance de l'Ukraine », a-t-il poursuivi.
Il a qualifié le président russe Vladimir Poutine de « vieil homme malade de la Place Rouge qui menace constamment tout le monde avec le bouton rouge ». Depuis plusieurs jours, Moscou recommence à agiter la menace d'une catastrophe nucléaire, en cas d'attaque de l'armée ukrainienne sur la centrale nucléaire de Koursk, située dans la région où les forces de Kiev mènent une offensive depuis deux semaines.
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Moscou et Kiev ont également annoncé un échange de prisonniers de guerre impliquant 230 personnes - 115 pour chaque camp -, grâce à une médiation des Emirats arabes unis. L'Ukraine avait assuré avoir fait prisonnier « des centaines » de soldats russes, dont des conscrits et des gardes-frontières, lors de cette opération, tandis que des milliers de militaires ukrainiens sont toujours détenus par la Russie.
Depuis le début de l'offensive ukrainienne en Russie, plus de 130.000 personnes ont fui les combats et les bombardements, selon les autorités de la région de Koursk. Au moins 31 civils ont été tués et 143 blessés, d'après l'agence de presse d'Etat TASS.
Par ailleurs, Volodymyr Zelensky a promulgué samedi la loi interdisant l'Église orthodoxe ukrainienne, liée à Moscou, dont le texte officiel a été publié sur le site du Parlement. Le dirigeant a déclaré dans un discours que cette décision renforcerait l'indépendance de son pays. « Les orthodoxes ukrainiens font aujourd'hui un pas pour se libérer des démons de Moscou », a-t-il dit.
L'Ukraine a cherché à se débarrasser de l'hégémonie spirituelle russe depuis 2014, mais ces efforts se sont considérablement accélérés après l'invasion russe en 2022. L'Église orthodoxe ukrainienne s'est officiellement séparée du patriarcat de Moscou en 2022, mais les responsables ukrainiens ont accusé à plusieurs reprises ses religieux de rester fidèles à la Russie.
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L'invasion de l'Ukraine a été sanctifiée par le chef de l'Église orthodoxe russe, le patriarche Cyrille, un fidèle allié du président Vladimir Poutine. Le Parlement ukrainien avait adopté mardi le projet de loi prévoyant l'interdiction de l'Eglise liée à la Russie. Selon un sondage réalisé en 2023 par l'Institut international de la sociologie de Kiev, 66% des Ukrainiens étaient favorables à une telle interdiction.
L'Eglise liée à la Russie compte toujours, selon les médias, quelque 9.000 paroisses en Ukraine contre 8.000 à 9.000 paroisses pour sa rivale indépendante.
(Avec AFP)
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