Les économies les plus compétitives sont celles qui favoriseront ces trois critères, estime la fondation dans son rapport annuel sur le sujet, rendu public ce mercredi.Fait marquant : dans son rapport sur la compétitivité mondiale, dont l'édition 2020 a été rendue publique ce mercredi, le Forum économique mondial n'a pas publié son traditionnel classement d'indice de compétitivité à l'échelle de la planète, en raison de la période exceptionnelle que les pays traversent. En revanche, la fondation donne un certain nombre de préconisations pour penser l'après crise, et invite les pays à ne pas se concentrer que sur la croissance à court terme.
L'organisation dresse, en effet, "les impératifs d'une future transformation économique". L'objectif final ? Favoriser la "productivité", la "population" et la "planète".
"Le Forum Économique Mondial encourage depuis longtemps les décideurs politiques à élargir leur champ d'action au-delà de la croissance à court terme pour se concentrer sur la prospérité à long terme. Ce rapport définit clairement les domaines à traiter en priorité pour rendre les économies plus productives, durables et inclusives au sortir de la crise. Les enjeux de la transformation de nos systèmes économiques ne pourraient être plus élevés", a déclaré Klaus Schwab, fondateur et président du Forum Économique Mondial, cité dans un communiqué.
Quatre impératifs
Pour y parvenir, le rapport met l'accent sur quatre domaines. Il recommande d'abord aux gouvernements de "donner la priorité à l'amélioration de la prestation des services publics, de planifier la gestion de la dette publique et de développer la numérisation".
"À plus long terme, poursuit le document, il recommande de mettre en place une fiscalité plus progressive, d'améliorer les services publics et de construire des infrastructures plus écologiques."
Deuxième priorité mise en avant par le Forum économique mondial : la transformation du capital humain. La fondation préconise à ce sujet une "transition progressive des régimes de congé vers une combinaison d'investissements proactifs dans de nouvelles opportunités sur le marché du travail, une intensification des programmes de reconversion et de perfectionnement, et des filets de sécurité pour contribuer à la reprise".
"À plus long terme, estime l'organisation, les dirigeants devraient travailler sur la mise à jour des programmes d'enseignement, les réformes du droit du travail et une meilleure utilisation des nouvelles technologies de gestion des talents."