Le Japon mise sur des hausses de salaires pour relancer son économie

 |   |  248  mots
Certains économistes estiment regrettable que le gouvernement ne s'attaque pas à la réforme du marché du travail, jugé trop rigide.
Certains économistes estiment regrettable que le gouvernement ne s'attaque pas à la réforme du marché du travail, jugé trop rigide. (Crédits : © Yuya Shino / Reuters)
Tombé en récession en novembre et subissant la déflation, le gouvernement de Shinzo Abe prévoit d'augmenter le salaire minimum pour relancer la consommation intérieure.

Le gouvernement japonais s'apprête à dévoiler une série de mesures de relance incluant notamment une augmentation du salaire minimum et un coup de pouce aux petites retraites. Le plan gouvernemental, dont l'agence Reuters a pris connaissance lundi, n'est pas une nouvelle flèche des Abenomics. Il n'ouvrira pas de nouveaux chantiers de réforme.

Le plan table notamment sur un relèvement du salaire minimum. Citant des sources non identifiées, le quotidien Nikkei explique que cette augmentation serait d'environ 3%. Le salaire minimum national est aujourd'hui de 780 yens de l'heure (environ 6 euros). L'objectif est de relancer la consommation intérieure pour espérer sortir le Japon de quinze ans de déflation.

Un PIB en recul de 0,2% aux 2e et 3e trimestres

Le gouvernement espère aussi sortir le pays de la récession dans laquelle il est retombé en récession, le 16 novembre, un an tout juste après un épisode similaire.

La troisième puissance économique mondiale a en effet vu son PIB reculer de 0,2% au troisième trimestre, après une contraction d'autant au deuxième trimestre, selon une estimation préliminaire, publiée lundi 15 novembre par le gouvernement.

Critiques sur le manque de profondeur de la mesure

Le projet ne satisfait pas certains économistes qui le jugent insuffisant sur la question de la productivité des salariés japonais.

De même, ils estiment regrettable que le gouvernement ne s'attaque pas à la réforme du marché du travail, jugé trop rigide, rapporte Reuters.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/11/2015 à 13:27 :
@Sailor "Parce que vous pensez qu il n y a plus de gain de productivite?" euh you're talking to me? ce n'est ni ce que j'ai écrit ni ce que je pense
a écrit le 23/11/2015 à 19:32 :
Un peu comme dans la formule d Einstein E=Mc2. La masse monetaire est fonction de son volume et de sa rotation. La rotation ayant un coefficent economique plus fort que l augmentation en volume. Si on augmente le volume et que les echanges baissent on ne resout pas le pb. Le pb de la Masse monetaire n est pas son volume mais sa rotation. L exemple japonnais en est d ailleurs revelateur. Puisqu en augmentat le volume sans reussir a relancer les echanges ils s enferment en stagnation
a écrit le 23/11/2015 à 11:20 :
Ca ne marchera évidemment pas s'il y a un problème de compétitivité. La dette publique considérable du Japon étant portée pour l'essentiel non par les marchés mais par l'épargne des ménages japonais eux mêmes, probablement est-ce sur la réduction de cette dette que l'effort devrait porter. Et aussi sur une libéralisation considérable de l'économie.En tout cas le flop des "abenomics" prouve que dans une économie moderne, la relance keynesienne par le déficit budgétaire est inopérante. Dans deux économies très comparables, l'Allemagne et le Japon (d'ailleurs curieusement les deux grands perdants de la seconde guerre mondiale), l'approche libérale avec austérité budgétaire, maîtrise de la dette et restauration de la compétitivité-coûts a parfaitement réussi (Schröder-Merkel-Schaüble) et l'approche neo-keynesienne par la relance budgétaire et les déficits sans réforme significative de structure (Abe et ses prédécesseurs) a lamentablement échoué.
Réponse de le 23/11/2015 à 16:02 :
En ce qui concerne la croissance, la politique allemande est loin d'être une réussite. Au mieux, 1.6 % de prévu cette année contre environ 1% au JAPON.
Mais il faut voir que la politique orthodoxe non keynésienne menée pendant 20 ans a été un échec total..

En ce qui concerne le déficit, c'est une réussite.de SCHAUBLE, qui a su profiter de la croissance de 2006 et 2007 pour remettre le déficit à seulement 0.1% en 2008, alors que notre grand génie national le creusait à 3.2 %
a écrit le 23/11/2015 à 10:05 :
Ça fait jamais que vingt ans que le Japon alterne entre stagnation et récession…

Il vaudrait mieux oublier cet indice débile qu'est le PIB et revenir aux fondamentaux : satisfaire les besoins des gens, en réduisant au minimum le besoin en importation.

La croissance est derrière nous, camarade.
Réponse de le 23/11/2015 à 10:38 :
@Vincent... commentaire tout à fait juste, d'autant plus que toutes les mesures tournant autour de la masse monétaire sont de la gonflette, au détriment des épargnants. Le dynamisme économique est à trouver ailleurs, dans la productivité (basse pour cause de réunionite massive et improductive), l'emploi des femmes (des crèches seraient préférables à des mesurettes sur les pensions ou à des travaux de bétonnage pour plaire aux élus locaux...), l'innovation (et ils ne manquent pas de créativité), plus de souplesse pour la création de sociétés, un ré-équilibrage sur les contrats de travail etc...
Réponse de le 23/11/2015 à 19:23 :
Parce que vous pensez qu il n y a plus de gain de productivite? Aunourd hui quand l on voit jour apres jour les humains remplacer par des machines. Si les gains de productivite sont renvoyes dans les salaires alors il y a croissance si ils sont renvoyer vers les actionnaires qui cachent le tout dans des paradis fiscaux alors il y a stagnation....l argent sortant du circuit il ne fournit aucune richesse.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :