Le marché du platine commence à se tendre sur fond de restrictions de l'offre russe
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Lingots de platine (pur à 99,98 %) stockés sur le site de Krastsvetmet, dans la ville de Krasnovars en Sibérie.
Reuters
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Lingots de platine (pur à 99,98 %) stockés sur le site de Krastsvetmet, dans la ville de Krasnovars en Sibérie.
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« Malgré la résilience des secteurs de l'automobile, de la joaillerie et de l'industrie, combinée à une baisse de l'offre minière et de recyclage ainsi qu'à une réduction des fonds indiciels cotés et des actions en bourse, l'excédent de platine au 2ᵉ trimestre 2022 a été de 349.000 onces (une once = 31,1 grammes), et l'excédent prévu pour 2022 a augmenté, atteignant 974.000 onces », résume dans son rapport trimestriel le World Platinum Investment Council (WPIC) publié ce lundi. Néanmoins, cet excédent sur l'année 2022 devrait être en recul de 10% comparé à celui de 2021.
En effet, l'offre de métal primaire baisse de 8%, à 5,8 millions d'onces, de même que celle du métal recyclé, de 11%, à 1,72 million d'onces. Cette offre combinée est en baisse de 8%. « L'excédent que nous prévoyons pour 2022 doit être considéré dans le contexte des importations exceptionnellement fortes de platine en Chine, qui sont bien supérieures à la demande chinoise identifiée et qui ont été une fois de plus une caractéristique du 2ᵉ trimestre 2022 », précise Paul Wilson, PDG du World Platinum Investment Council, dans un communiqué. Autrement dit, le marché est plus sous tension que ne le laisse prévoir les projections actuelles.
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Le principal débouché du platine est le secteur automobile. Il rentre dans la fabrication des pots catalytiques car il a la propriété (avec le palladium) de fixer les gaz à effet de serre (GES). Or, « le recyclage du platine provenant des catalyseurs automobiles usagés a connu une baisse notable de 20 % (-82 milliers d'onces) au 2ᵉ trimestre 2022 par rapport à la même période l'an dernier, le recyclage automobile devant baisser de 15 % (-210 milliers d'onces) en 2022», souligne le WPIC qui explique ce recul par « la pénurie persistante de puces à semi-conducteurs et à son impact sur la disponibilité de nouvelles voitures, ce qui oblige les consommateurs à faire rouler leurs véhicules existants plus longtemps, réduisant ainsi l'offre de catalyseurs automobiles destinés à la casse. »
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