Des feuilles de cathode de cuivre attendent d'être chargées sur le site de La Escondida près de la ville d'Antofagasta au Chili, premier producteur mondial de métal rouge.
La transition énergétique va être vorace en métaux pour les batteries de véhicules électriques, les réseaux électriques, les éoliennes, les panneaux solaires... Etat des lieux chiffré des différents métaux et minerais avec les estimations établies par le dernier rapport annuel de l'USGS, l'agence fédérale des Etats-Unis qui scrute le monde des minerais et des métaux.
Cuivre, une production 30% supérieure à celle d'il y a 10 ans
Le métal rouge est omniprésent dans les maisons, les automobiles, les réseaux électriques, et toutes les technologies qui nous entourent : internet mobile, objets connectés, automatisation, robotique etc. Mais c'est surtout avec la transition énergétique (énergies solaire et éolienne, véhicules électriques, stockage de l'énergie...) et numérique que ses besoins vont augmenter.
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande émanant de la transition énergétique va passer de 24% de la demande cuprifère totale aujourd'hui à à 30% en 2040 dans le scénario réaliste et à 45% dans celui qui respecterait les accords de Paris.
Le fait que le cuivre n'a pas de véritable substitut oblige à investir dans le secteur. Aujourd'hui, plus de 250 mines opèrent dans presque 40 pays, produisant presque 21 millions de tonnes en 2019. C'est 30% de plus qu'il y a 10 ans.
En 2020, l'exploitation minière mondiale a atteint 20 millions de tonnes, selon l'USGS. Les principaux pays producteurs étaient le Chili (5,7 millions de tonnes), le Pérou (2,2 millions de tonnes) et la Chine (1,7 million de tonnes).
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Quant à la production de métal raffiné, elle a atteint 25 millions de tonnes. Le premier pays raffineur est la Chine (9,8 millions de tonnes), puis le Chili (2,4 millions de tonnes) et le Japon (1,6 million de tonnes), qui paradoxalement n'exploite pas de mines de cuivre.
Quant aux réserves, dans la perspective de la hausse de la consommation, sur les 870 millions de tonnes au niveau mondial, le Chili recèle 200 millions de tonnes, le Pérou 92 millions de tonnes et l'Australie 88 millions de tonnes.
Toutefois, l'exploitation doit faire face à certains défis. Au Chili, certains grands gisements sont en train d'atteindre leur pic de production, et l'épuisement des filons se conjugue à une baisse de la teneur de métal dans le minerai. Par ailleurs, les sites étant situés dans des zones désertiques, ils font face à un stress hydrique et climatique.