« Le temps finira par prouver que la Chine est du bon côté de l'histoire » (Pékin)
Agathe Perrier

La chine affirme ne pas contourner deliberement les sanctions contre la russie
FLORENCE LO
Agathe Perrier

La chine affirme ne pas contourner deliberement les sanctions contre la russie
FLORENCE LO
Alors que la guerre en Ukraine vient d'atteindre son cinquantième jour, la Chine, proche partenaire diplomatique et économique de Moscou, n'a toujours pas condamné l'invasion russe. Le géant asiatique se contente d'appeler toutes les parties à la retenue et au dialogue. Dans ce contexte, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré mercredi 13 avril que la position de la Chine vis-à-vis de la Russie menaçait son « intégration » dans l'économie mondiale.
Interrogé ce jeudi 14 avril, le ministère chinois des Affaires étrangères a fait part de son mécontentement. « Nous déployons de grands efforts pour apaiser la situation, résoudre la crise et rétablir la paix », a déclaré Zhao Lijian, un porte-parole de la diplomatie chinoise, appelant à ne pas « déformer la position » de Pékin. « La souveraineté de l'Ukraine doit être préservée. Les préoccupations légitimes de la Russie en matière de sécurité doivent également être respectées », a-t-il répété lors d'une conférence de presse.
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La ministre américaine a, plus largement, fustigé les pays et entreprises qui n'ont pas rompu leurs liens commerciaux avec la Russie, soulignant que ces pays espèrent sans doute « remplir le vide laissé par les autres en préservant leurs relations avec la Russie. Ce genre de motivations ne tient pas sur le long-terme ».
Pékin estime néanmoins, comme Moscou, que l'expansion de l'Otan a contribué à déclencher la guerre en Ukraine. La position de la Chine vis-à-vis de la Russie tranche avec celle des Occidentaux, qui ont fermement condamné l'opération militaire en Ukraine et imposé des sanctions contre l'économie et les dirigeants russes, notamment des gels d'avoirs et des interdictions de transactions contre les grandes banques russes.
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L'inflation a fortement accéléré le mois dernier en Chine. En mars, l'indice des prix à la consommation s'est inscrit en hausse de 1,5% sur un an contre 0,9% en février, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS). Les experts misaient sur une hausse moins forte, de l'ordre de 1,4%, selon le consensus de l'agence financière Bloomberg.
Cette hausse est liée à « l'augmentation mondiale des prix du blé, du maïs et du soja » a relevé Dong Lijuan, une statisticienne du BNS. Les cours mondiaux des produits alimentaires flambent en effet depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février. Les prix des légumes frais ont ainsi augmenté de 17,2% sur un an.
Autre raison de cette augmentation de l'inflation : les foyers épidémiques qui se sont multipliés en Chine le mois dernier. Le pays est frappé par le Covid-19 comme jamais depuis la vague initiale apparue dans le pays à la fin 2019. Des dizaines de millions de Chinois se retrouvent confinés à domicile, entraînant des difficultés d'approvisionnement et une flambée des prix de certains produits.
« L'indice des prix à la consommation pourrait poursuivre sa hausse en avril, les ménages dans toute la Chine faisant des stocks de nourriture et autres produits au vu du confinement à Shanghai », observe l'économiste Ting Lu, de la banque Nomura.
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(Avec AFP)
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