Pétrole : "La Russie ne doit pas trop se faire d'illusion sur la possibilité de remplacer ses exportations vers l'Europe par la Chine et l'Inde"

ENTRETIEN. La décision de cesser à moyen terme les importations de gaz et de pétrole russes va redessiner les marchés des hydrocarbures. Quelles conséquences pour ces marchés mondiaux? Les réponses de Francis Perrin, directeur de recherche à l'IRIS (Paris) et chercheur associé au Policy Center for the New South (Rabat).
Robert Jules

13 mn

Francis Perrin
Francis Perrin (Crédits : DR)

LA TRIBUNE- Peut-on se passer du gaz et du pétrole russe?

FRANCIS PERRIN- Pour l'Europe, la réponse est non à court terme. Pour les Etats-Unis, la réponse est oui. Le président Joe Biden a décidé un embargo le 8 mars sur le pétrole, les produits raffinés, le gaz et le charbon russes car les Etats-Unis sont une grande puissance énergétique en termes de production d'énergies fossiles. Ils sont le premier producteur mondial de pétrole et de gaz naturel. Leur dépendance à la Russie est faible. L'Union européenne (UE) n'est pas une zone importante de production d'énergies fossiles. En 2020-2021, 45% de ses importations de gaz, 47% de celles de charbon, et de 25% à 30% de celles de pétrole venaient de Russie. C'est pourquoi les dirigeants européens ne sont pas désireux d'imposer un embargo à effet immédiat ou à très court terme sur ces importations car il n'y aurait pas de solution de remplacement. Mais la situation change considérablement, comme souvent dans le domaine de l'énergie, si l'on considère un autre calendrier. Dans une vision à moyen terme, ce n'est plus mission impossible. D'où la décision prise par l'UE d'agir sur deux temporalités différentes. En un an, on va réduire significativement nos importations de gaz russe sans les supprimer, et sur cinq ans, le but est de se passer complètement du pétrole et du gaz russes.

Pensez-vous que le retard pris par le gouvernement d'Olaf Scholz pour autoriser la mise en service du gazoduc Nord Stream 2 qui devait acheminer le gaz directement en Allemagne sans passer par l'Ukraine a été un signal important?

Oui, parce que Nord Stream 2 est un projet gazier de grande ampleur. Un investissement d'environ 10 milliards d'euros, et une capacité de transport annuelle d'environ 55 milliards de m3 de gaz. Il était stratégique pour Gazprom et le pouvoir russe. Il a bénéficié du soutien de toute la classe politique allemande à part les Verts durant des années. Mais la décision de Vladimir Poutine de reconnaître l'indépendance des deux républiques séparatistes du Donbass, Donetsk et Lougansk, en février 2022 a changé la donne, car elle a obligé le chancelier Olaf Scholz à suspendre la mise en service du gazoduc prévue cette année. C'était un coup de semonce pour la Russie et Gazprom car les sociaux-démocrates ont toujours soutenu le projet. Et, face à l'invasion de l'Ukraine le 24 février, les 27 membres de l'Union européenne, dont l'Allemagne, ont décidé à l'unanimité de réduire leurs importations d'hydrocarbures russes, avant de les arrêter totalement. Moscou pensait certainement que l'Allemagne, l'Italie ou la Hongrie, qui sont très dépendantes, bloqueraient la décision, mais cela n'a pas été le cas. C'est une évolution extrêmement importante.

Selon vous, la suspension de la certification de Nord Stream 2 a-t-elle précipité la décision de Vladimir Poutine d'envahir l'Ukraine?

Non, je ne pense pas. Cette invasion faisait partie du plan de Vladimir Poutine depuis quelque temps.

Cela a débouché sur un accord avec les Etats-Unis, qui s'engagent à livrer à l'Europe 15 milliards de m3 de GNL supplémentaires?

Cette décision est importante pour diminuer rapidement notre dépendance, ce qui passe par des accords de livraison avec d'autres pays gaziers. L'accord entre l'UE et les Etats-Unis est la première étape pour les prochaines années: 15 milliards de m3 de GNL supplémentaires en 2022 et 50 milliards de m3 par an en plus les années suivantes. Ce dernier chiffre représente à peu près un tiers des importations européennes (UE) actuelles de gaz russe par gazoduc. Ce n'est pas rien! Par ailleurs, les discussions se poursuivent avec le Qatar, l'Algérie, le Nigeria, l'Egypte, en Afrique, avec la Norvège et l'Azerbaïdjan en Europe. Aucun pays pris isolément ne peut être la solution, y compris les Etats-Unis, premier exportateur mondial de GNL. Ces discussions avaient d'ailleurs commencé avant le 24 février. La Commission européenne, des entreprises énergétiques et certains pays voulaient diversifier leurs importations de gaz doutant de la Russie, notamment en s'adressant aux Etats-Unis.

Le GNL est plus cher que le gaz russe. N'est-ce pas un problème dans un climat inflationniste?

La flambée des prix de l'énergie n'a pas commencé le 24 février, mais depuis l'an dernier avec la forte reprise économique mondiale en 2021 après l'année terrible 2020. Les nouveaux approvisionnements seront donc chers. Les responsables politiques et les industriels en sont conscients. Aucun pays exportateur de gaz ne va nous faire un cadeau parce que nous sommes l'Union européenne. Ils vendront aux prix du marché, qui aujourd'hui sont élevés, mais ensuite on pourra établir des contrats à long terme. Mais, face au comportement du régime de Vladimir Poutine, qui représente un coût géopolitique très élevé, il faut être prêt à payer un coût économique élevé. Le président Joe Biden l'a d'ailleurs souligné quand il a annoncé le 8 mars l'embargo sur le pétrole, le gaz et le charbon russes à ses concitoyens.

Ne va-t-on pas se heurter à des limites en termes de capacités européennes de réception et de regazéification de GNL?

Nous savons ce qu'il faut faire en 2022 pour commencer à importer plus de GNL et réduire notre dépendance. Pour l'objectif à cinq ans, on aura besoin de développer des capacités supplémentaires de réception des méthaniers et de regazéification. Les Allemands veulent accélérer la construction de deux terminaux méthaniers. C'est dommage qu'ils ne l'aient pas fait plus tôt car ils comptaient depuis des décennies sur le gaz russe transporté par gazoduc. On paie le prix du passé, mais l'UE a suffisamment de capacités de réception pour importer plus de GNL en 2022, en sachant que les pays européens sont très inégaux. Il y a ceux qui n'ont pas de façade maritime, et d'autres qui en ont une mais n'ont pas construit de terminaux GNL, à l'exemple déjà évoqué de l'Allemagne. Mais cela va prendre du temps, même en accélérant sur le plan administratif compte tenu de l'urgence et de la guerre. Par ailleurs, même si tous les pays européens ne sont pas dans le même bateau, si je puis dire, ce n'est pas gênant parce que l'UE dispose de réseaux interconnectés de gazoducs. Donc, si du GNL supplémentaire arrive dans un pays de l'UE, il pourra être acheminé vers d'autres pays. On a une marge de manœuvre pour le court terme qu'il faut accroître pour le moyen terme, à condition de commencer maintenant.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a proposé deux plans pour le gaz et le pétrole dont les mesures mettent l'accent sur les économies d'énergie. Or dans le même temps, les gouvernements prennent des dispositions pour pallier la hausse des cours, ce qui est une façon de subventionner les hydrocarbures. N'est-ce pas contradictoire avec la lutte contre le réchauffement climatique ?

C'est difficilement évitable au regard de la guerre en Ukraine et de ses conséquences énergétiques potentielles à court, moyen et à long terme. Évidemment, tout le monde pense en Europe à réduire la consommation d'énergies fossiles. Mais que faire pour les remplacer rapidement ? A court terme, les énergies renouvelables ne suffiront pas. Lorsqu'elle a publié son premier plan pour le gaz, l'AIE a précisé qu'il fallait utiliser trois leviers. Premier levier, aller chercher du gaz ailleurs qu'en Russie. Deuxième levier, remplacer le gaz par d'autres énergies comme les renouvelables, notamment pour la production d'électricité. Troisièmement, faire des économies sur notre consommation actuelle de gaz. Par exemple, l'AIE a calculé que, si on baisse le thermostat d'un degré au niveau de l'UE, on économise 10 milliards de m3 de gaz par an. Et l'agence insiste sur la nécessité d'activer ces trois leviers en même temps. C'est une vision cohérente qui est raisonnable et réaliste, en particulier dans cette période difficile et tout à fait exceptionnelle.

Quant aux aides, les gouvernements et la Commission européenne sont bien conscients que, lorsque les prix flambent, ils ne peuvent pas dire que c'est le fonctionnement normal du marché et qu'il ne faut rien faire. Politiquement, c'est inaudible. Par conséquent, les gouvernements doivent prendre des mesures exceptionnelles mais il vaut mieux que ce soit coordonné au niveau européen. En temps normal, Bruxelles dirait qu'il ne faut pas toucher aux prix car ils envoient des signaux importants aux investisseurs et aux consommateurs. Néanmoins, on peut apporter des compensations, en particulier aux catégories de population les plus modestes qui subissent de plein fouet cette flambée des prix. Dans le cas français, le bouclier tarifaire appliqué en octobre 2021 a permis d'éviter que le prix du gaz soit aujourd'hui au moins 40% plus cher pour le consommateur. Et même chose pour l'électricité. On imagine l'impact sur l'opinion française si cela n'avait pas été fait! Même si, à moyen terme, il ne faut pas casser le thermomètre des prix de l'énergie, à court terme, face à de telles flambées, les gouvernements des pays démocratiques, en particulier en période d'élections, font en sorte de ne pas affronter une trop grande colère sociale, politique et économique, à l'exemple de l'annonce par Jean Castex d'une déduction de 18 centimes par litre de carburant qui s'applique à tout le monde à partir du 1er avril.

Vladimir Poutine a exigé la semaine dernière que les clients européens paient désormais le gaz et le pétrole russes en roubles. Est-ce possible?

Les Russes savent pertinemment que c'est incohérent. Les contrats signés entre Gazprom et les différentes sociétés gazières européennes ne prévoient pas de paiement en roubles. Les contrats ne peuvent pas être modifiés unilatéralement. En revanche, c'est un moyen d'exercer une pression sur les Européens. Vladimir Poutine sait très bien jouer de la peur et des incertitudes. Et ce serait aussi un moyen de faire remonter le cours du rouble, dont la chute, qui a commencé le 24 février, s'est amplifiée avec l'impact massif des sanctions économiques occidentales.

Gazprom doit proposer un dispositif dans les prochains jours comme le lui a demandé Vladimir Poutine...

Oui, ce sera étudié attentivement. Après tout, on peut toujours faire une proposition, même si elle sort du cadre juridique actuel. Je note toutefois que, lorsque Vladimir Poutine l'a évoquée la première fois, il ne l'avait pas présentée comme une proposition mais plutôt comme un diktat... A ce jour, les pays européens ne sont pas du tout disposés à accepter cette ''proposition''.

Depuis le début de l'invasion en Ukraine, on n'a pas entendu l'Opep et encore moins l'Opep + dont la Russie est membre. Comment expliquez-vous ce silence?

L'Opep et l'Opep+ tiennent chacune une réunion le 31 mars, il y aura peut-être une réponse à cette question. Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'Opep+ a fait comme si de rien n'était. Lors de leur réunion début mars, ils n'ont pas fait la moindre allusion à cette guerre, alors que le monde entier, notamment en Europe et aux Etats-Unis, ne pense qu'à ça. Comme ils l'ont décidé en juillet 2021, ils augmentent leur production de 400.000 barils par jour chaque mois depuis août 2021. Il est vrai que, début mars, il n'y avait pas de risque immédiat de pénurie de brut. C'est un premier élément de réponse. Le deuxième élément est qu'il s'agit d'une organisation qui réunit des producteurs et exportateurs de pétrole. Et encore l'Opep+ n'est même pas formellement une organisation, c'est une alliance entre pays exportateurs. Ils ne sont pas chargés de solutionner les tensions géopolitiques mondiales. La prochaine réunion doit décider de leur niveau de production au mois de mai. En sachant que la Russie est dans le bateau puisqu'elle fait partie des 23 pays membres de l'Opep+, et que l'Arabie saoudite, l'autre poids lourd de l'Opep+, tient à maintenir l'alliance entre les deux pays, qui est centrale au sein de l'Opep+. Il ne peut pas y avoir un bon fonctionnement de l'Opep+ sans un accord entre ces deux pays et ceux-ci souhaitent maintenir cette entente pour le moment. Par ailleurs, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont en délicatesse avec l'administration Biden. Ils savent que les Etats-Unis veulent signer un accord avec Téhéran sur le nucléaire iranien, ce qui déplaît aux dirigeants à Riyad et à Abou Dhabi d'autant plus qu'ils estiment que cet accord va favoriser les intérêts iraniens. Il faut également évoquer la guerre au Yémen, où ces deux pays affrontent la rébellion houthie soutenue par Téhéran, qui envoie régulièrement des missiles et des drones ciblant diverses installations, notamment pétrolières, en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis en réaction à l'implication de ces deux pays dans la guerre au Yémen. Donc, les dirigeants saoudiens et émiratis sont mécontents de l'arbitrage qui se fait en faveur d'un ennemi qu'ils affrontent sur deux fronts: le nucléaire iranien et la guerre au Yémen. Dans le contexte énergétique actuel, ils savent qu'ils vont être très courtisés et qu'ils disposent d'un pouvoir de négociation plus important que d'habitude. C'est pourquoi ils ne se pressent pas pour mettre plus de pétrole sur le marché prétextant de leur accord de juillet 2021 et des attaques qu'ils subissent de la part des rebelles houthis. En mettant tout cela sur la place publique, ils espèrent faire réagir l'administration Biden.

D'autant qu'avec l'Iran, ce serait le retour sur le marché d'un gros producteur de pétrole et de gaz...

C'est l'une des raisons pour lesquelles Européens et Américains sont très désireux que l'accord soit signé rapidement et que l'Iran puisse produire et exporter plus de pétrole dans les mois qui viennent. C'est techniquement possible. La question ne se pose pas de la même façon pour les Européens et les Etats-Unis, d'un côté, et pour l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, de l'autre.

La situation de la Russie fait aussi d'autres gagnants comme la Chine et l'Inde qui peuvent acheter du pétrole russe à des prix attractifs?

Oui, ils profitent de l'occasion même si leurs intérêts en tant que gros importateurs d'énergie, notamment de pétrole, sont de ne pas trop dépendre des Russes et de diversifier leurs approvisionnements. Les dirigeants russes ne doivent pas se faire trop d'illusion sur la possibilité de remplacer leurs exportations vers l'Europe par la Chine et l'Inde.

Ce qui expliquerait le ton extrêmement prudent des déclarations du côté chinois?

Oui. De plus, les dirigeants chinois ne souhaitent pas tomber sous le coup des sanctions occidentales, notamment américaines. Et, en termes de gagnants, outre ces deux pays, il y a les Etats-Unis avec leurs exportations de pétrole et de GNL, mais aussi l'Australie, et de manière plus générale tous les pays producteurs et exportateurs de pétrole et de gaz. Car, même s'ils ne peuvent pas exporter davantage, ils bénéficient de prix plus élevés pour leurs exportations d'hydrocarbures. Et, s'ils ont la capacité d'exporter plus, ils vont être très courtisés par les temps qui courent. Donc cela accroît leur importance énergétique et géopolitique. Il y a donc plusieurs gagnants mais à des titres différents.

Robert Jules

13 mn

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Commentaires 47
à écrit le 31/03/2022 à 10:34
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Votre mode d'expression devient de plus en plus confus ! reprenez-vous...

à écrit le 31/03/2022 à 10:33
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à écrit le 31/03/2022 à 10:06
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Il prend ses désirs pour la réalité cet ultralibéral hyperatlantiste!

à écrit le 31/03/2022 à 9:19
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Vous ne parlez pas à un vulgaire président des marchés financiers là, ces gens hautement prévisibles en effet car là pour seulement engraisser leurs maîtres et propriétaires, savoir ce qu'il se passe dans la tête d'un dirigeant souverain c'est plus c...

à écrit le 31/03/2022 à 8:16
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Sur Radio Paris est Allemand qui ment comme en 40, tenue par le duo ultralibéral hyperatlantiste anticommuniste payé à prix d'or par nos impôts, Salamé/demorand, invite l'agent de la CIA-MOSSAD/UE/DOLLAR/EURO/OTAN Giuliano da Empoli, pour son roman ...

à écrit le 30/03/2022 à 19:58
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evidemment que si les yanks ont mis la pagaille en ukraine, c'est pour placer leur gas et petrole....et si par contre ils devaient payer les pots casses, ils n'auraient aucun scrupule a couper le robinet a ' l'ami europeen'......peut etre qu'il est u...

le 01/04/2022 à 4:51
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Les americains ont bon dos, mais au dernieres nouvelles c'est les russes qui declarent et font la guerre pour mieux afaiblir l'europe.

à écrit le 30/03/2022 à 19:24
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Quelqu'un pour expliquer à cet "expert" ce qu'est le pick oil ? Et ce qui en découle pour les clients : en gros il n'y en aura pas pour tout le monde ! Les USA qui nous ont sympathiquement entrainé dans cette aventure des sanctions sont autosuffisant...

à écrit le 30/03/2022 à 18:15
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J'ai du mal à comprendre nos médias télévisuels .Ils nous répètent sans cesse que nous allons en gros revenir au début des années 1900 .Il faut chauffer moins ,manger moins ,payer plus .Tout est de la faute de la guerre en Ukraine si le gaz et le pét...

à écrit le 30/03/2022 à 17:29
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La Chine pays autocratie nationaliste autoritaire dictature simple copier-coller de la Russie s'emparera du pétrole, gaz, matière première de la Russie, que les occidentaux ne veulent plus à raison, qui va profité de cette manne pour imposer encore p...

à écrit le 30/03/2022 à 15:57
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Le manque de recul stratégique des "experts" me frappe. Ici l'IRIS disant que la Russie ne remplacera pas l'Europe par l'Inde et la Chine. Peut-etre pas demain, mais après-demain si. L'UE, avec un PIB gonflé aux services pèse 20% du monde. Chine et...

à écrit le 30/03/2022 à 14:28
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Au contraire la Russie a déjà une liste de clients potentiels à la Prévert: Chine communiste, Inde, Afrique du Sud, Viet Nam, Indonésie, Malaisie, Maroc, etc...... Il a tout faux le Monsieur Otan.

à écrit le 30/03/2022 à 14:16
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Quand je lis les articles de tous ces experts... beaucoup de politiques veulent intoxiquer le monde avec des mensonges gros comme le bras... Quand les europeens vont se rendre compte qu'ils payent pour le bon vouloir des americains, les peuples risqu...

à écrit le 30/03/2022 à 14:03
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On a pu voir comment les USA respectent la France et l'Europe avec le contrat des sous marins australiens, ou encore avec l'affaire alstom. Si l'Europe mets ne serait ce que 2 % dans son budget militaire en produisant tout son armement elle est invin...

le 31/03/2022 à 9:00
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Ce devait-être en 1943/1944, des camions Renault ?

à écrit le 30/03/2022 à 13:51
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Non mais il raconte quoi lui ? L'Asie est en pleine croissance, l'Occident en déclin. Déclin qu'ils ont contribué à accentuer en essayant piteusement de défendre leurs régime face à Poutine. Ils viennent de démolir toutes les structures politique...

le 31/03/2022 à 9:23
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L'Occident démocratique et ses quasi-1 Milliards de citoyens vont en effet avoir à souffrir un peu maintenant : Les voyages en avion vont coûter plus chers, les produits importés d'asie aussi, et les déplacements en voiture pour un oui ou pour un non...

à écrit le 30/03/2022 à 12:51
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Donc les Allemands ont suspendu le gazoduc parce que la Russie avait décidé de reconnaître le droit des provinces de l'est de l'Ukraine à disposer d'elles-mêmes ? Mais où sont donc les "valeurs démocratiques" que l'Union Européenne prétend défendre ?...

à écrit le 30/03/2022 à 12:42
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Bonjour, Certe la Chine et l'Indre peuvent remplacer a terme les européenne.... Mais en attendant, la Russie perds beaucoup d'argent...

le 30/03/2022 à 16:42
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L’Indre ou l’Inde….😂

à écrit le 30/03/2022 à 11:48
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Les européens se tirent des balles dans la tête après s' être tirés une salve de balles dans le pied... Poutine : “ Nos partenaires européens rendent la situation plus difficile pour eux-mêmes car dans beaucoup de pays,ils interdisent aus...

à écrit le 30/03/2022 à 11:42
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J' ai décidé d' un ..embargo sur tous les produits américains pour faire payer aux usa de Biden leur responsabilité dans l' affaire de la place Maïdan confirmée par V Nuland -Maïdan c' est nous!- et leur fabrique de la ...

à écrit le 30/03/2022 à 9:29
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Les futures demandes en gaz et petrole de Chine et d'Inde seront tres superieures a celles cumulees de l'europe. Le grand gagnant sera la Russie. Ce type se trompe.

le 30/03/2022 à 11:03
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Ces pays vont tenir la Russie par les c**illes et négocier leurs achats d'hydrocarbures à vil prix et dans sa monnaie. La Russie vient de perdre son indépendance. De plus c'est un pays avec un population inférieure à 10% de celle de ces deux seuls c...

le 30/03/2022 à 13:39
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@Chr$ On a vu comment la Russie a été tenue par les européens, qui ont été pendant des années ses quasi exclusifs clients. C'est toujours celui qui est en manque de ressources fondamentales qui est tenu et non l'inverse. La France se soumet à l'A...

à écrit le 30/03/2022 à 9:04
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Bonjour Raz le bol de votre anti Poutine primaire. Parlez nous de Zelinsky qui a fourni du phosphore blanc aux Azerbjanais pour qu'ils brûlent les forêts arméniennes et les arméniens chrétiens du Karabakh

le 30/03/2022 à 11:56
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Oui...... Mais voilà ce que les larbins européens des usa ne veulent pas reconnaitre : Le cours du dollar par rapport au rouble s’écroule à 85 $. Le renforcement significatif du rouble, qui pourrait reprendre sa valeur normale, s’explique ...

à écrit le 30/03/2022 à 8:32
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Merci qui ? Merci schroder !! Quand on croit que le pognon - pour soi-est plus important que la géostratégie, celle ci a vite fait de vous rattraper.. ce mec devrait être en prison en espérant qu il - comme Fillon-n a pas divulgué des infos sensibl...

le 30/03/2022 à 13:43
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On devrait instaurer un test de QI avant de permettre aux gens d'utiliser le net. On verrait tout de suite nettement moins d'idioties, notamment celles des drogués aux narration officielles issus des média dominants...

à écrit le 30/03/2022 à 7:59
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Vous ne parlez pas à un vulgaire président des marchés financiers là, ces gens hautement prévisibles en effet car là pour seulement engraisser leurs maîtres et propriétaires, savoir ce qu'il se passe dans la tête d'un dirigeant souverain c'est plus c...

le 30/03/2022 à 15:17
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Votre mode d'expression devient de plus en plus confus ! reprenez-vous...

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