Une crise ! Quelle crise ? Alors que la géopolitique met une nouvelle fois les marchés à l'épreuve, les actions et les obligations ont à nouveau absorbé le choc. La « guerre des douze jours » menée par Donald Trump contre l'Iran a eu un impact modéré sur le prix du pétrole et l'indice de volatilité VIX n'a quasiment pas bougé. Tout juste commence-t-on à percevoir une certaine lassitude chez les investisseurs dont les portefeuilles sont progressivement mis en mode neutre sur les différents actifs, évitant soigneusement de prendre des positions tranchées.
En six mois, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le monde a pourtant radicalement changé. Les droits de douane sont extraordinairement élevés, le droit international est remis en cause et les conflits se propagent. Les marchés ont connu sur cette période agitée des pics extrêmes de volatilité pour revenir à leur point de départ aussitôt après. Dans cette bulle d'instabilité, il y a au moins une certitude partagée par tous, il n'y aura pas de retour au « monde d'avant ».
« L'important est bien de retenir que Donald Trump fait ce qu'il a dit qu'il ferait mais qu'il n'atteindra aucun de ses objectifs », glisse Florence Pisani, chef économiste chez Candriam. Un ancien conseiller de Donald Trump avait prévenu : ce n'est pas l'avènement d'un Trump 2.0 mais bien un Trump 4.0, chauffé à blanc par quatre années de préparation.