Les renvois de migrants de la Grèce vers la Turquie démarrent

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La plupart de ceux qui ont été refoulés sont originaires du Pakistan et du Bangladesh, a précisé Ewa Moncure, porte-parole de l'agence européenne des frontières, Frontex.
La plupart de ceux qui ont été refoulés sont originaires du Pakistan et du Bangladesh, a précisé Ewa Moncure, porte-parole de l'agence européenne des frontières, Frontex. (Crédits : REUTERS/Giorgos Moutafis)
Deux bateaux sont partis ce matin de l'île grecque de Lesbos, transportant 131 migrants. Un autre embarquait dans l'île de Chios. Il s'agit de la première vague de renvois de migrants vers la Turquie, acceptée par celle-ci dans le cadre d'un plan signé avec l'UE le 18 mars.

La mise en œuvre de l'accord historique conclu le mois dernier pour endiguer le flux de migrants vers l'Europe a débuté. Lundi 4 avril au matin, les premiers réfugiés ont commencé à être renvoyés de la Grèce vers la Turquie.

Deux bateaux turcs, transportant 131 migrants, sont notamment partis de l'île grecque de Lesbos. Alors que le soleil se levait sur la mer Egée, ils ont mis le cap sur Dikili, sur la côte turque, a constaté un journaliste de Reuters. La plupart de ceux qui ont été refoulés sont originaires du Pakistan et du Bangladesh, a précisé Ewa Moncure, porte-parole de l'agence européenne des frontières, Frontex. Chaque migrant était raccompagné par un officier de Frontex en civil, tandis que des représentants de la police grecque anti-émeute étaient également a bord des bateaux.

Tous les migrants entrés illégalement en Grèce depuis le 20 mars concernés

A Chios, une autre île de la mer Egée face à la Turquie, un autre bateau turc continuait vers 06h45 heure française à embarquer des migrants, rapporte l'AFP. Quelques dizaines d'activistes et de sympathisants manifestaient près du bateau, aux cris de "Liberté".

Il s'agit de la première vague de renvois de migrants vers la Turquie, acceptée par celle-ci dans le cadre d'un plan signé avec l'UE le 18 mars, et qui concerne tous les migrants entrés illégalement en Grèce depuis le 20 mars, soit environ 6.000 selon les calculs de l'AFP.  Ankara a obtenu en contrepartie une aide financière renforcée, une accélération de l'exemption de visas pour les ressortissants turcs et une reprise des négociations d'adhésion à l'UE.

>> Aller plus loin Pourquoi l'accord entre l'UE et la Turquie ne résoudra pas la crise des migrants

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 04/04/2016 à 21:31 :
131 seulement ?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C'est juste une posture ?
Vu le différenciel entre ceux qui arrivent et ceux qui partent, on devrait être submergé sous peu ?...
a écrit le 04/04/2016 à 14:34 :
cet accord est une mise en boîte pour l'Europe. Les clandestins, qu'on trouve en Grèce, sont réexpédiés en Turquie qui en échange envoie, avec avion, les nouveaux clandestins avec déclaration signée d'Erdogan, qui les déclare des réfugiés syriens (peut-être sans documents ou avec des documents faus). Nous sommes face à escroque et les européens sont heureux d'être escroqués
a écrit le 04/04/2016 à 12:36 :
Nouvelle extraordinaire qui va changer la donne !! On expulse 131 personnes pour en accueillir 100 000. C'est ce qui s'appelle du gagnant-gagnant :-)

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