L'Opep va augmenter sa production dès juillet

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(Crédits : Reuters)
L'organisation va ajouter un million de barils par jour à son offre dès le mois prochain, notamment pour compenser les pertes de production dans certains pays, comme le Venezuela, et éviter une hausse des cours du baril qui pourrait peser sur la croissance mondiale.

L'Opep a conclu un accord vendredi prévoyant un relèvement de la production de pétrole d'environ un million de barils par jour (bpj) à partir de juillet pour le cartel et ses alliés, apprend-on d'une source de l'Organisation.

Relèvement nominal

Ce relèvement de la production est nominal. L'augmentation réelle devrait être plus limitée dans la mesure où plusieurs pays, qui ont récemment produit moins de pétrole que prévu, auront du mal à retrouver leurs quotas de production tandis que d'autres ne seront pas autorisés à combler l'écart, ont précisé des sources de l'Opep.

Les ministres des pays de l'Opep et de plusieurs autres grands producteurs, dont la Russie, sont réunis vendredi à Vienne pour faire le point sur leur politique de production alors que de grands consommateurs de brut comme les Etats-Unis, la Chine et l'Inde appellent à une baisse des prix de l'or noir afin de soutenir l'économie mondiale.

Depuis l'année dernière, l'Opep et ses alliés ont signé un accord dit Opep+, visant à réduire la production cumulée des participants de 1,8 million de barils par jour pour désengorger le marché mondial.

2,8 mbj retirés du marché ces derniers mois

Cet accord a contribué à faire remonter le cours du Brent autour de 73 dollars le baril contre 27 dollars en 2016. Mais les perturbations survenues au Venezuela, en Libye et en Angola ont retiré du marché environ 2,8 millions de bpj ces derniers mois.

Le Brent s'échangeait  légèrement au dessus des 74 dollars le baril, en hausse de 1,86%.

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Commentaires
a écrit le 23/06/2018 à 9:43 :
Et là dedans, l'écologie, on s'en fiche éperdument. L'empreinte CO2 augmente inexorablement dans le monde.
Réponse de le 24/06/2018 à 14:53 :
@ MAX
On peut être en accord avec la nature et ne pas accepter les augmentations du carburant qui nuisent à notre pouvoir d’achat, déjà bien entamé par les taxes gouvernementales. SI la production augmente, les cours devraient baisser, au mieux se stabiliser. D'autre part le CO2 n’est pas un polluant, mais un élément supposé être à l’ origine du réchauffement, ce qui n’est qu’un postulat.
a écrit le 23/06/2018 à 8:52 :
si le pétrole baisse on pourra le brûler encore plus vite ce qui permettra à l'économie de respirer un peu et aux milliardaires d'entasser quelques millions de plus. Achetez, consommez, brûlez, c'est bon pour le PIB. Nous mourrons dans un désert comme les habitants de l'île de Pâques, à la fin de l'orgie qui ne saurait tarder. Santé !

En quinze ans, un tiers des oiseaux a disparu dans les campagnes françaises. https://usbeketrica.com/article/la-baisse-catastrophique-des-populations-d-oiseaux-continue

Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Allons enfants de la finance le jour de gloire est arrivé. Contre nous de l'écologie... Croissons, Croissons....
a écrit le 22/06/2018 à 15:20 :
"les Etats-Unis, la Chine et l'Inde appellent à une baisse des prix de l'or noir afin de soutenir l'économie mondiale"

Et ben ça alors ? Pourtant nous avons une "forte croissance économique mondiale" non ? Plus de 3%, on est large ! Enfin c'est ce que rabâchent les médias de masse depuis plus d'un an.

On nous mentirait donc...

L'Iran n'étant pas mentionné dans votre article on suppose qu'ils se sont dégagés des intentions de l'OPEP non ? Vu le coup que leur a fait total on comprend bien qu'ils ne voient que des ennemis à l'extérieur maintenant, dommage nous avions une carte à la fois économique et politique à jouer mais bon avec les marionnettes que nous avons au pouvoir difficile d'y trouver de l'intelligence et de la pensée profonde.

Au fait sinon, les états du monde n'arrêtent pas de tirer la sonnette d'alarme concernant les droits de l'homme au Vénézuela et les marchés financiers n'ont rien trouvé de mieux avec leur spéculation de multiplier le PIB de ce pays et donc de donner du pouvoir supplémentaire à Maduro.

La pensée simpliste néolibérale ne fait qu'entretenir et développer le mal.
a écrit le 22/06/2018 à 15:15 :
Ce n'est pas la hausse du cours du baril qui pèse sur la croissance, mais le manque d'énergie : pas d'énergie, pas production et donc pas de PIB.

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